Archives 2016

ET LE VERBE S'EST FAIT CHAIR, IL A HABITÉ PARMI NOUS

ÉVANGILE AU QUOTIDIEN

Samedi 31 décembre 2016

7e jour dans l'Octave de Noël

Te Deum Laudamus - Action de Grâce

Ste Catherine Labouré, fille de la charité (1806-1876), St Jean-François Régis, prêtre s.j. († 1640)


Commentaire du jour Saint Léon le Grand : « Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous »

Les lectures du jour

Jn 1,1-18.

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Commentaire du jour

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église

1er sermon pour la Nativité du Seigneur ; PL 59,190 (trad. cf SC 22 bis, p.

67s, bréviaire et Orval)

« Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous »

Notre Sauveur, frères bien-aimés, est né aujourd'hui : réjouissons-nous ! Il n'est pas permis d'être triste en ce jour où naît la vie. Ce jour détruit la crainte de la mort et nous comble de la joie que donne la promesse de l'éternité. Personne n'est tenu à l'écart de cette allégresse ; un seul et même motif de joie est commun à tous. Car notre Seigneur, en venant détruire le péché et la mort..., est venu libérer tous les hommes. Que le saint exulte, car il approche de la victoire. Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie. En effet, quand est venue la plénitude des temps fixée par la profondeur insondable du plan divin, le Fils de Dieu a épousé notre nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur...

Le Verbe, la Parole de Dieu, qui est Dieu, Fils de Dieu, « qui était auprès de Dieu au commencement, par qui tout a été fait et sans qui rien n'a été fait », est devenu homme pour délivrer l'homme d'une mort éternelle. Il s'est abaissé pour prendre notre humble condition sans que sa majesté en soit diminuée. Demeurant ce qu'il était et assumant ce qu'il n'était pas, il a uni notre condition d'esclave à sa condition d'égal de Dieu le Père... La majesté se revêt d'humilité, la force de faiblesse, l'éternité de mortalité : vrai Dieu et vrai homme, dans l'unité d'un seul Seigneur, « seul médiateur entre Dieu et les hommes » (1Tm 2,5)...

Rendons grâce donc, frères bien-aimés, à Dieu le Père, par son Fils, dans l'Esprit Saint. Car dans sa grande miséricorde et son amour pour nous, il nous a pris en pitié. « Alors que nous étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre par le Christ », voulant que nous soyons en lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de ses mains (Ep 2,4-5 ; 2Co 5,17)... Chrétien, prends conscience de ta dignité.

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NOËL ET LA SAINTE FAMILLE DE JÉSUS À 12 ANS

Méditation du jour


Encore dans l’Octave de Noël, nous voyons la Famille de Jésus au moment de son entrée dans la vie adulte. À l’époque, la période de l’adolescence n’existait pas.

Au moment de son entrée dans la vie adulte, mais de trois jours de vie publique, lors d’un pèlerinage de la Pâque, soit de trois jours à pieds de Nazareth au Temple de Jérusalem.

Après une journée de marche sur le chemin du retour, Joseph et Marie se rendirent compte qu’ils avaient perdu leur Fils Jésus. Il faut dire que les hommes et les femmes marchaient dans des groupes différents. Ils revinrent alors jusqu’à Jérusalem où, après trois longues journées de recherches intenses, ils trouvèrent Jésus dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi. Imaginez la frousse que Marie et Joseph eurent. Aujourd’hui, ils seraient traînés devant les tribunaux pour déterminer s’ils avaient commis un acte de négligence criminelle.

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L’ESPRIT SAINT DANS SON CORPS SAINT

Méditation du jour


Nous célébrons aujourd’hui la consécration de Jésus au Temple, moyennant le don de deux tourterelles et de deux colombes. La tourterelle est semblable à une colombe; elle est le symbole de la fidélité conjugale, la colombe, celui de la paix. La fidélité de Joseph et de Marie, leur foi, sont un gage de paix dans le sillage du Salut qui se réalise depuis Noël.

Nous cherchons Jésus partout, « tantôt en lisant, tantôt en priant, tantôt en méditant, si tu l'as cherché aussi dans la cité en interrogeant tes frères, en parlant de lui, en échangeant sur lui, si tu l'as cherché par les rues et les places en profitant des paroles et des exemples des autres, (…) en écoutant ceux qui ont atteint la perfection, tu viendras alors au temple, poussé par l'Esprit. » (Cant.3, 1-3) « Certes, c'est le meilleur endroit pour la rencontre du Verbe et de l'âme : on le cherche partout, on le rencontre dans le temple. » [Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien].

Le vieillard Siméon a attendu Jésus toute sa vie et poussé par l’Esprit Saint il le trouve, là, dans le temple; il le prend dans ses bras et reconnaît qu’Il est pour les hommes un signe de contradiction. L’exercice de l’amour inconditionnel envers Dieu et son proche est folie aux yeux des hommes, mais sagesse aux yeux de Dieu.

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous…? (1 Cor. 6, 19). Notre corps est le lieu de prédilection où trouver le Seigneur.

Pour les Chrétiens, le corps a une valeur primordiale : il est le Temple de l’Esprit Saint, à la Communion, nous recevons le « Corps du Christ » (il n’est pas dit « l’âme du Christ »), dans le Credo nous croyons en la « résurrection des corps ».

LE MASSACRE DES ENFANTS

Méditation du jour

Le roi Hérode a fait tuer, par dépit et fureur tous les enfants en bas de deux ans de Bethléem et des alentours. Les Mages l’avait fourvoyé sur la fuite de Joseph et de sa famille en Égypte. Joseph, ayant eu une intuition d’origine religieuse, avait vu venir le coup de sorte qu’il évita à Jésus de faire partie de ce carnage.

Dans la lignée de Noël, le massacre des Saints Innocents envoie comme message que Jésus est venu apporter le glaive sur cette terre. Son attitude de Bonté jusqu’à la mort de la Croix exaspère les passions et provoque son lot d’exigences propres.

Cette histoire des assassinats des Saints Innocents est un pâle reflet de ce qui se passe depuis lors. Même en nos temps dits modernes. Non seulement on fait 125 avortements par jour ouvrable au Québec, mais à chaque jour, des parents, entrant dans le jeu d’Adam et Ève, meurtrissent leurs fils et leurs filles en les punissant, en les châtiant supposément pour leur bien. En les punissant par leurs dissensions, leurs divorces, leurs chicanes, leur alcoolisme, etc. En croyant qu’il faut tout leur montrer, par la force.

Qu’en résulte-t-il pour Adam et Ève, divisés par le Grand Diviseur, le Diable? Au meurtre d’Abel par son frère Caïn. Dans les gangs de nos écoles, il y a des clans qui se font la guerre, ne serait-ce qu’en se tournant en dérision les uns les autres. Le point culminant peut même aller jusqu’à la fomentation de meurtres réels.

L’on on n’est pas plus fin qu’au temps d’Hérode.

L’ÉGLISE, NOUVEAU PARADIS OÙ IL N’Y A PLUS DE MORT

Méditation du jour


La naissance de Jésus, après nous avoir fait apercevoir le but ultime de cette naissance en la personne du premier martyr, Étienne, soit le mystère, la merveille de la Charité prête à donner sa vie pour ceux que l’on aime, annonciateur du but pour lequel Jésus a pris chair, nous replace maintenant, au surlendemain de Noël, dans la perspective globale du Salut.

Marie Madeleine, une pécheresse à qui il a été beaucoup pardonné parce qu’elle a reconnu le Seigneur et lui a parfumé les pieds, trouve le tombeau vide : le mort n’y est plus. Son premier réflexe est que son corps a été enlevé; qu’il soit ressuscité est incroyable. Toute affolée, elle ne marche pas, elle court trouver Simon Pierre et Jean, le disciple que Jésus aimait.

Pierre et Jean courent à leur tour, Jean, transporté par l’affection, plus vite que Pierre, plus posé comme un chef.

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LA CHARITÉ VA AU-DELÀ DE L’AMOUR

Méditation du jour

Aujourd’hui nous fêtons le premier martyr de tous les Chrétiens : Étienne fut lapidé sous les yeux de Paul.

Il a pratiqué l’amour jusqu’à donner sa vie pour ses frères et sœurs. Cet Amour, s’appelle l’Amour de Charité.

La Charité, malgré la croyance populaire, dépasse l’Amour, elle va plus loin. Comme dit Saint Paul, dans 1 Cor 13, 6-8, la Charité…« ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. La charité ne périt jamais. »

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime : cela semble exorbitant, incompréhensible. Pourtant, c’est la réalité en vue de la Vie éternelle déjà commencée ici-bas.

Le chrétien ne meurt-il pas toujours pour ses proches qui trouvent la séparation difficile? Mais il part pour le grand voyage, un peu comme Jésus, pour leur préparer une place dans le Royaume, prier pour eux, intercéder pour eux.

De même, le chrétien qui meurt déclenche les prières de ses proches demeurés sur la terre. Afin de l’aider à progresser plus rapidement dans la Charité qui lui permettra de voir la Sainte Trinité face à face.

JOYEUX NOËL

Méditation du jour

Réjouissez-vous, car le Fils de Dieu a pris chair. Ainsi nous pouvons dire « Dieu est Chair ». Ce Fils de l’homme nous montre un Dieu tout humble. Non seulement un nouveau né, mais né dans une étable, parmi les animaux : il vient sauver toute la création, lui redonner tout son étonnement devant la grandeur de l’être humain.

Avertis par les anges, les bergers des alentours viennent faire connaissance avec le futur vrai berger, lui rendre hommage.

Cet enfant né de Marie, en rupture génétique avec la descendance d’Adam et Ève, nous montre toute la dignité des bébés, toute l’importance de ce qu’ils vivent en ces premiers moments qui se prolongeront durant toutes leurs premières années, sous le regard émerveillé de leurs parents.

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POURQUOI PRIER?

Méditation du jour

Pourquoi prier alors que Dieu connaît tous nos besoins? Parce que Dieu respecte la liberté dont il nous a dotés. Il veut que non seulement nous Lui disions nos besoins, mais aussi que nous lui faisions des compliments, lui dire que nous pensons à Lui, que nous le mettons dans nos vies, librement comme des êtres qui s’aiment, dont la respiration est alors profonde, relaxante.

Pour comprendre ce phénomène, il faut d’abord se mettre sous l’éclairage de notre Salut.

En arrière plan, se profile Lucifer et ses démons qui tentent par tous les moyens de nous détourner de Dieu : ils y réussissent pas mal.

D’un autre côté, Dieu fait l’impossible pour nous attirer vers Lui. C’est un tour de force, parce que, pour obtenir une réponse à son appel, Il doit ménager notre liberté : il n’y a pas d’amour sans son substrat de liberté.

Le prier, c’est reconnaître que l’on part de loin, mais qu’on espère que cette démarche inchoative n’est qu’un début d’amitié avec Lui qui ira en s’approfondissant.

« J’ai encore du chemin à faire, Seigneur, mais je ne veux pas m’arrêter là. Je veux de plus en plus vivre en intimité avec Toi, respirer de mieux en mieux en ta présence. Avant de répondre à ton attrait, j’étouffais, je manquais d’air. Je te prie d’accepter ma mise en route d’aujourd’hui pour m’y remettre à chaque jour afin d’aller toujours plus loin, vers ma destination finale, éternelle. »

AU-DELÀ DE NOS PÉCHÉS ENFONÇANT LES CLOUS DE JÉSUS CRUCIFIÉ

Méditation mise sur papier

Voici mes commentaires sur le document de RICHARD ROHR’S, Daily Meditation, Non violence, 14 octobre 2016. Cette méditation au pied de la Croix est excellente. Il est vrai que nous sommes portés à rejeter sur les autres nos propres défauts. À trouver des boucs émissaires. Cela est bien humain. Quelques extraits du document illustrant cette tendance le démontrent : “People who haven’t come to at least a minimal awareness of their own dark side will always find someone else to hate or fear” (…) “in Leviticus 16 we see the brilliant ritualization of what we now call scapegoating, and we should indeed feel sorry for the demonized goat.” (…) “… just as European Christians did after burning a supposed heretic at the stake of Americans whites did after the lynching of black men. Whenever the “sinner” is excluded, our ego is delighted and feels relieved and safe. It sort of works, but only for a while. Usually the illusion only deepens and becomes catatonic, blind, and repetitive — because of course, scapegoating did not really work to eliminate the evil in the first place.”

J’irais plus loin dans cette méditation, à l’aide de la psychologie. Je me méfierais de la culpabilité que cette tendance projective peut engendrer. La culpabilité est l’ennemi numéro un de tout changement dans un travail sur soi.

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The virginity of Mary: Essay of interpretation


03 January 2015

Mary gives birth to a son, the Son of God himself.

Why a virgin? The only one among all women, from Eve to the end of time. Who gives birth through the operation of the Holy Spirit?

A virgin in the facts and not a mythical virgin like there are in other cultures, who also love to sacrifice them to the gods.

To understand the reason for this reality, we must go back to Eve, who had to choose between the Trinitarian God or Family, all humbled by her Son and the God of the proud Satan, obsessed by God Almighty, unable to Admit a God who prefers the smallest intelligent beings, those of the human families that resemble him most.

Eve opted for the proposition of Satan, Scripture tells us. She trained her husband, Adam, in this choice. Thus their relationship of friendship with the God Family was broken. But already God tried to recover this friendship. Already he took the lead. A woman will crush Satan's pride.

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