Archives janvier 2017

LE SENS DE LA MORT

Méditation

Depuis des millénaires, nous avons perdu le sens de la mort.

Nous la voyons surtout sous l’angle d’une punition de la part de Dieu parce que nous ne respectons pas ses commandements, que nous péchons, malgré nous à cause de la faute de nos premiers parents qui ont mangé du fruit défendu.

Selon la façon habituelle de voir, Dieu se vengerait du fait que l’on refuse de l’aimer selon ses conditions à lui, conditions qui nous semblent égocentriques, narcissiques. Obligés de l’aimer : c’est incohérent. L’Amour par définition se doit d’être libre, inconditionnel, un don absolu de soi-même, nécessitant d’abord d’être pleinement soi-même.

Il y a, dans ce mode de pensée, quelque chose qui cloche.

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LE PÉCHÉ CONTRE L’ESPRIT

Méditation

Les secrétaires des Pharisiens font encore les manchettes aujourd’hui. Ils accusent Jésus de chasser les démons ou les esprits impurs par leur chef, Satan lui-même, en personne. Cela n’est pas logique se défend Jésus. Est-ce que les sujets de Satan peuvent se chasser eux-mêmes? Quel aveuglement! Est-il possible d’être si bête? L’aveuglement des scribes est impardonnable parce qu’ils se sabordent eux-mêmes. Ils se tirent dans le pied, dirait-on de nos jours.

Cet aveuglement est appelé le péché contre l’Esprit, contre l’Amour même de Dieu, qui est pure Bonté; qui chasse les démons par pure bonté, par pure compassion. Le sort réservé aux hommes de compassion, c’est la mort. Pour Jésus, la mort en croix.

Certains diront que le sujet est hors question par nos temps modernes : pour eux, les démons, Satan en tête, n’existent tout simplement pas.

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CONVERTISSEZ-VOUS

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La police d’Hérode a arrêté Jean le Baptiste : c’est le signal de départ de l’entrée en scène de Jésus. Il prêche en disant de se convertir, car le Royaume des Cieux est tout proche. Le Royaume des Cieux suppose de changer de direction à 180 degrés, des ténèbres à la lumière, des noirceurs de la nuit à la lumière du jour. De changer complètement de cap, de virer bout pour bout, de se retourner complètement de bord, vers la Lumière qui luit dans les ténèbres, ténèbres dans lesquels l’homme vit depuis la nuit des temps, depuis la déchéance provoquée par nos premiers parents. Un phénomène de la plus haute importance vient de se produire.

Puis, Jésus appelle à la collaboration de l’être humain lui-même; Il fait bonne pêche de quatre pêcheurs d’homme sur le bord de la Mer de Galilée : Simon Pierre, et son frère, André; Jacques et son frère Jean. À son appel, tous les quatre le suivent tout de go, sans hésiter un seul instant.

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JÉSUS ATTIRE LE MONDE DE PARTOUT, MÊME LES DÉMONS

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Imaginez-vous que vous entendez parler d’un homme qui guérit des malades souffrant de toutes sortes de maladies au simple fait de le toucher. Vous pouvez vous imaginer les mouvements de foule que cela causerait. Le service d’ordre serait débordé. Aux nouvelles on jetterait des doutes sur cet homme, en faisant allusion qu’il s’agit d’un quelconque charlatan ou d’un être à l’esprit dérangé. Il y aurait foule quand même.

Le présumé charlatan, pour ne pas être écrasé par les mouvements de foule irrationnels, essaierait de s’isoler de cette foule en délire en se réfugiant dans une sorte de bunker avec, à l’extérieur, son image sur grand écran.

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LE JOUR DU SEIGNEUR

Méditation

Marcher à travers champs en cueillant des épis de blé, cela n’est pas permis le Jour du Seigneur, en l’occurrence, ici, le jour du sabbat. Les autorités du temps, les Pharisiens, apostrophent Jésus. Mais Jésus leur rétorque que le besoin de se nourrir passe avant cette règle du sabbat. Qu’il est même permis, ô sacrilège, de manger les offrandes destinées à Dieu au Temple, comme David l’a déjà fait. Que le sabbat est fonction de l’être humain et non l’inverse.

Dieu lui-même nous donne l’exemple. Après avoir créé toute chose en six étapes, Il se reposa à la septième. Pour contempler ses œuvres, qu’Il trouva bonnes. Particulièrement la création de l’homme et de la femme qui le fit s’exclamer que cette création était un succès vu que ces deux êtres lui ressemblaient comme deux gouttes d’eau, comme les trois personnes qui entrent en relation les unes avec les autres, la Trinité.

Les humains étant des êtres de relation comme Dieu, il est bon que les conditions propices à cette relation soient réunies et qu’il y ait un consensus la favorisant. Relation entre eux, mais surtout entre eux et Dieu. C’est un moment fort pour rétablir et maintenir le contact, pour nourrir l’amitié avec nos parents des cieux, nos véritables parents. Cela se fait dans une ambiance de fête.

Il est bien connu que pour augmenter le champ de la conscience, pour voir plus grand, il faut se calmer, faire le vide des multiples occupations quotidiennes qui nous assaillent. Que pour se centrer sur nos parents des cieux, il faut se recueillir. Que cela est de beaucoup plus facile si nous le faisons en groupe, par exemple, en famille.

C’est le sens du dimanche, le Jour du Seigneur. Un jour de fête pour louer Dieu, faire des compliments à l’auteur de nos vies, de nos vies d’humains, d’êtres sociaux, d’êtres de relation.

L’ÉGLISE DES PÉCHEURS

Méditation


Jésus enseigne tout le monde, leur annonce la bonne nouvelle de Dieu qui vient au-devant de nous, en premier pour tout homme, celui qui en a le plus besoin.

En passant il aperçut Lévi, assis au bureau des impôts. Lévi c’est Matthieu : Jésus lui demande s’il veut l’accompagner dans son projet qui répond au besoin des « maganés », comme Richard Bergeron aimait appeler les pécheurs. Les pécheurs, aux yeux des pharisiens, sont ceux qui ne respectent pas les 610 commandements de la Loi. Lévi n’hésite pas une seconde : il embarque et même il invite Jésus à venir manger chez lui. Beaucoup d’autres collecteurs d’impôts, qui ne sont pas très aimés de la collectivité, et beaucoup de pécheurs suivirent Lévi et s’invitèrent chez lui.

Les pharisiens avaient leurs secrétaires, les scribes. Ces derniers en profitèrent pour marcher dans le préjugé populaire de haine des publicains, ces salauds, et des pécheurs, ces impurs qui ne respectent pas les lois.

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JÉSUS MONTRE DE QUEL BOIS IL SE CHAUFFE


Méditation


Quand quelqu’un me dit qu’il est athée, je comprends qu’il veut dire qu’il ne croit pas en Jésus Christ. Car il est tout naturel de, non pas de croire, mais d’admettre l’existence de Dieu et d’avoir une petite idée de qui Il est; de savoir ce qu’il mange en hiver, c’est-à-dire quand il nous semble absent des guerres, des atrocités qui se passent en Syrie, à Alep!

Pas étonnant puisque l’humain l’a exclu de sa vie, l’a renvoyé à sa sacristie, au ciel. Reste là et ne nous achale pas. Arrête de nous fatiguer, tu m’écœures. Il se fait alors le grand silencieux et nous en sommes étonnés. Quelle logique!

Pourtant ce Dieu s’est fait homme, il est venu nous parler : c’est en cet hurluberlu que nous ne croyons pas. Ah! Les miracles dont Il s’affuble, la science va tout les expliquer un jour. À part ça, à cette époque, il y avait plein de « faiseux » de prodiges, c’était monnaie courante. C’était plein de Mages ou de Magiciens. Rien de nouveau sous le soleil. Aujourd’hui, n’y a-t-il pas plein de marchands de bonheur à la manque, des vendeurs de porcelaine?

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LE PÈRE PREND LA PAROLE

Méditation


Le 3 janvier, Jean le Batiste prend la parole pour dire qu’il reconnaît en Jésus le Fils de Dieu. Le 8 janvier, toutes les nations le reconnaissent : c’est la visite des Rois Mages venus l’adorer, lui rendre hommage. Aujourd’hui, c’est le témoignage suprême, le Père de Jésus qui, par son Esprit, vient nous dire que Jésus est son fils, qu’Il L’aime à la folie, qu’Il est son plus grand bonheur et sa plus grande joie.

Auparavant, Jean a bien vu que Jésus, selon la Chair, n’avait pas besoin d’être baptisé. Mais sur la réponse de Jésus de le laisser faire pour que tous deux accomplissent ce qui est juste, à savoir qu’il est tout a fait dans l’ordre des choses que le Père prenne la parole à propos de Celui que l’Esprit, sous la forme d’une colombe, vient de déclarer Fils de Dieu.

Le Père des cieux venu nous dire tout son amour envers son Fils et tout le bonheur qu’Il lui procure, nous demande de faire la même chose, d’aimer son Fils au-dessus de tout, de retrouver en Lui tout notre bonheur. Lui, le Chemin, la Vérité, la Vie de notre retour vers Notre Père, de notre retour à la maison, même si on a passé notre vie au loin, loin de Lui. Se mettre sur le chemin du retour est la seule condition.

Cela doit être vécu à chaque démarche vers le prêtre dans le Sacrement du Pardon. On est pardonné sans autre condition que notre démarche de retour. Le Père du prodigue ne demande rien d’autre à son fils qui a dépensé tout son héritage loin de toute considération envers ce même père prodigue, prodigue du plus grand amour. Amour de Charité.


Texte de l'Évangile (Mt 3, 13-17)

Alors Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l'en empêcher et disait: «C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi!». Mais Jésus lui répondit: «Pour le moment, laisse-moi faire; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste». Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour».

L’ÉVANGILE PROPOSÉ À TOUS

Méditation du 8 janvier 2017 : l’Épiphanie

Aujourd’hui, c’est l’Évangile, la bonne nouvelle annoncée à toutes les nations, l’Épiphanie. Évangile annoncé particulièrement aux gouvernements de ce monde. Le gouvernement local n’accueille pas cette bonne nouvelle. Croyant en la naissance d’un compétiteur, il va même jusqu’à mentir vis-à-vis des autres nations appelées païennes par rapport au peuple choyé de Dieu à qui la naissance d’un chef lui a été annoncée d’avance, chef qui sera leur plus grand leader. Hérode le Grand, faisant semblant de vouloir l’accréditer, fomente en son for intérieur le projet de le faire assassiner. Mensonge et meurtre vont ensemble.

Pour cela, il tenta d’utiliser à ses fins les autres nations du globe en leur demandant des informations sur le Roi des rois qu’ils allaient reconnaître par leurs offrandes de cadeaux qui n’étaient point des tentatives de corruption, mais la reconnaissance implicite d’un Roi dont le Royaume n’était pas de ce monde. Ce que n’a pas compris Hérode.

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LES NOCES DE CANA, PÂQUE, LA MESSE, LE PARADIS

Méditation


Les noces de Cana, en ce début du ministère de Jésus, nous donne un avant-goût du Paradis. Jésus y a été invité, de même que Marie, sa mère, ainsi que les disciples déjà recrutés.

Le bon vin coule en abondance. Le vin de la vie donnée, le vin de la dernière Cène, le vin de la Messe, le vin des noces célestes.

Il vient à manquer : ne nous en faisons pas, le Seigneur de la Vie est avec nous à la Noce. Marie dit aux employés d’avoir confiance en son Fils, de faire selon ses instructions. Ils remplirent deux barils de cent litres, soit de 26 gallons chacun. Le gérant, ne se doutant de rien, goûte le vin : il est de la meilleure cuvée, du meilleur cépage. Il est tout étonné que l’hôte du mariage continue à servir le meilleur vin de sa réserve.

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