Archives 2017

SENS DE LA GÉNÉALOGIE DE JÉSUS

L'ÉVANGILE AU QUOTIDIEN

« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68

Vendredi 06 janvier 2017

Férie du temps de Noël (6 janv.)

Saint(s) du jour : St André Corsini, évêque (1302-1373), Ste Raphaëlle-Marie Porras Ayllon, fondatrice (1850-1925)

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Saint Irénée de Lyon : « Fils d'Adam »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc ‪3,23-38.‬‬

Quand il commença, Jésus avait environ trente ans ; il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph, fils d’Éli, 
fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph, 
fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Nahoum, fils de Hesli, fils de Naggaï, 
fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméine, fils de Josek, fils de Joda, 
fils de Joanane, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, 
fils de Melki, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er, 
fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthate, fils de Lévi, 
fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim, 
fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Natham, fils de David, 
fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naassone, 
fils d’Aminadab, fils d’Admine, fils d’Arni, fils d’Esrom, fils de Pharès, fils de Juda, 
fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nakor, 
fils de Sérouk, fils de Ragaou, fils de Phalek, fils d’Éber, fils de Sala, 
fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamek, 
fils de Mathusalem, fils de Hénok, fils de Jareth, fils de Maléléel, fils de Kaïnam, 
fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Commentaire du jour :

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr

Contre les hérésies, livre III, 22,3 ; 23,1 (trad. SC 211, p. 439s rev.)

« Fils d'Adam »

Luc présente une généalogie allant de la naissance de notre Seigneur à Adam et comportant soixante-douze générations ; il rattache de la sorte la fin au commencement et donne à entendre que le Seigneur est celui qui a récapitulé en lui-même toutes les nations dispersées à partir d'Adam, toutes les langues et les générations des hommes, y compris Adam lui-même. C'est aussi pour cela que Paul appelle Adam « la préfiguration de celui qui devait venir » (Rm 5,14), car le Verbe, Artisan de l'univers, avait ébauché d'avance en Adam l'histoire future de l'humanité dont se revêtirait le Fils de Dieu...





Le Seigneur, en devenant le Premier-né des morts (Col 1,18) et en recevant dans son sein les anciens pères, les a fait renaître à la vie de Dieu ; il est devenu le premier, le principe des vivants, parce qu'Adam était devenu le principe des morts... En commençant sa généalogie par le Seigneur, pour la faire remonter jusqu'à Adam, Luc indique que ce ne sont pas les pères qui ont donné la vie au Seigneur, mais lui au contraire qui les a fait renaître dans l'Évangile de vie. Ainsi également le nœud de la désobéissance d'Ève a été dénoué par l'obéissance de Marie, car ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la Vierge Marie l'a délié par sa foi.





Il était donc indispensable que, venant vers la brebis perdue (Mt 18,12), récapitulant une si grande histoire, recherchant son ouvrage modelé par lui-même (Lc 19,10; Gn 2,7), le Seigneur sauve l'homme qui avait été fait à son image et à sa ressemblance (Gn 1,26), c'est-à-dire Adam.

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LE PAIN, PREUVE QUE JÉSUS DIT VRAI

Méditation sur la multiplication des pains et des poissons

Voilà que l’on retrouve Jésus en pleine action, une action qui exprime qu’il est bien le Fils Dieu venu sur cette terre. Pourquoi? Pour assouvir notre faim de ce qu’il a à nous dire, laquelle ne va pas sans combler le besoin corporel de manger ses repas quotidiens. Faut croire qu’entendre la Parole de Dieu ouvre l’appétit!

Encore une fois, l’accent est mis sur le corps : c’est la base de la spiritualité chrétienne, comme la manne dans le désert. Comme le sera le pain de la messe, offert pour la foule. Le mystère de ce qu’on appelle le Mystère de l’incarnation, où Dieu est Chair, va loin dans la théologie du Corps dont a parlé abondamment Jean-Paul II.

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JÉSUS ME CHERCHE

Méditation : Jésus s’adjoint deux nouveaux disciples


Jésus quitte la Judée pour se rendre dans le pays où il a grandi, en Galilée. Jésus agrandit le cercle des gens qui croit en Lui, aux fins de l’évangélisation du monde. Il demande à Philippe de le suivre. Philippe vient de Bethsaïde, du même village qu’André et Pierre. Bethsaïde se trouve au nord du Lac de Tibériade, près de Capharnaüm.

Philippe parle de Jésus à Nathanaël; il lui dit qu’il a trouvé Celui annoncé par les Écritures. Nathanaël est sceptique, incrédule. Philippe lui répond d’arrêter ça et de se donner la peine de venir voir de ses yeux ce qu’il en pense.

Jésus en voyant Nathanaël déclare qu’il est sincère. Qu’il a constaté cette qualité dès qu’il l’a vu étendu et abattu, comme mort, au pied d’un figuier. Cela surprend Nathanaël qui demande comment il se fait que Jésus le connaissait avant même l’interpellation de Philippe. Nathanaël comprit tout de suite que Jésus est le Fils de Dieu.

Jésus reprit : « Nathanaël, tu crois en Moi du simple fait que Je t’ai vu sous le figuier. Bien prépare-toi alors à être témoin de bien plus grandes choses encore, comme de voir les anges monter vers le Paradis et en descendre au-dessus du Fils de l’Homme ».

Le Fils de l’Homme, c’est le Fils selon la Chair, la facette Chair de Dieu, du Dieu Chair.

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PREMIERS PAS POUR CROIRE

Méditation sur l'Évangile de Jn 1, 35-42

Nous vivons une époque où il y a beaucoup de personnes qui se disent athées. Que s’est-il donc passé pour en être arrivé là?

L’Église de Jésus Christ, qui est son propre corps, au lieu d’être un lieu de soutien devant les atrocités de la vie sur terre a été dénigrée, mais pas à peu près.

Tout est devenu énorme : les guerres, les moyens de communications, le protestantisme, un pour cent des prêtres pécheurs, renforcement des lois punitives, le féminisme, la mauvaise réputation de l’Église riche à craquer, les idéologies fascistes, les idéologies nazismes et communistes, l’Islamisme rigoriste, l’invasion des doctrines du New Age et j’en passe. Une sensation de perte de contrôle et de danger partout. On ne veut plus, à juste titre, de toutes ces exagérations.

À travers tout ça, on a perdu de vue le vrai rôle de Jésus dans nos vies. On a perdu de vue notre vie dans l’au-delà pour se réfugier dans les réincarnations multiples : on ne veut pas aller au ciel par crainte de l’enfer.

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JÉSUS AVAIT-IL BESOIN D’ÊTRE BAPTISÉ?

‪Évangile de Jésus Christ selon saint Jean ‪1,29-34.

‬‬

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; 
c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. 
Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » 
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. 
Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” 
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » 


(…)

Commentaire du jour :

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église

« Voici l'Agneau de Dieu »

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ENLEVER LES OBSTACLES VERS NOS CHEMINS DE RETOUR VERS DIEU

Méditation du jour - Fête de Jean qui bapatise

Depuis la nuit des temps, nous avons coupé les ponts d’avec Dieu. Pour retourner à Lui, nous devons débroussailler les chemins, enlever les mauvaises herbes qui nous barrent le chemin de retour vers Lui; construire des ponts qui mènent au Paradis, le Temple de la Jérusalem céleste. Nous devons aplanir les chemins qui nous remettront sur la route de Dieu. Le rôle du Chrétien est maintenant de préparer la venue de la Parole, du Verbe qui vient de naître sur cette terre revêche comme un désert.

Une parole qui crie dans le désert de nos retours vers Dieu. Dans le désert, il faut crier pour que notre voix porte et soit entendue. Il faut crier aux gens de notre époque que nous sommes sur le chemin du retour vers Dieu. Que, dans la perspective du Salut, il faut de nos jours annoncer Dieu avec une voix forte, afin qu’il prenne sa juste place dans nos vies. Son retour dans la gloire est toujours imminent.

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DIEU A LE DOS LARGE

Beaucoup en cette époque laïciste, rendent Dieu responsable de tout le mal commis dans le monde depuis la nuit des temps. Particulièrement mettre sur le dos de Dieu les atrocités commises durant les guerres. C’est prendre le nom de Dieu en vain.

C’est un raisonnement un peu court. Dieu a vraiment le dos large.

On rend l’Église instigatrice des guerres de religion. Pourtant, ce n’est pas le discours que nous entendons depuis au moins Vatican II.

Malheureusement le Catéchisme 1944 de nos enfances, des numéros 40 à 48 a manqué le bateau. Il a manqué l’occasion qui se présentait de parler du rôle de Lucifer dans la chute de nos premiers parents. N’est-ce pas plutôt sur le dos de Lucifer et de ses démons qu’il faudrait que les gens jettent leur dévolu, ainsi que sur le dos de nos premiers parents et de tous les autres qui ont suivi, qui suivent et qui suivront, sauf ceux de la Sainte Famille?

Évidemment, il est plus difficile de croire aux mauvais anges qu’en Dieu lui-même. Il ne faut pas oublier que Dieu a créé des êtres capables d’aimer et que la liberté est l’ingrédient premier de cette capacité. Dieu respecte cette liberté tout en faisant l’impossible pour nous ramener à Lui.

Ce schéma de notre monde et de nos vies sera considéré comme du ramassis vieillot d’une époque qui a assez duré. Et pourtant, qui a une meilleure explication autre que celle de nier l’existence de Dieu, de sa bonté, de sa beauté et de sa vérité, ce qui est plutôt un manque de logique quand on regarde les beautés qu’il a créées, la bonté et l’authenticité de beaucoup de personnes?

MARIE MÈRE DE DIEU ET NOTRE MÈRE

Méditation du jour

Ève ayant mangé la première du fruit de l’arbre défendu ternit la réputation de toutes les femmes. Monsieur Adam ayant suivi sa femme s’en tire mieux.

Aujourd’hui, c’est la fête de la Vierge Marie. Cette fête commence bien la nouvelle année.

Mais voilà, Marie, la nouvelle Ève, devenant la mère de Dieu fait chair est bénie entre toutes les femmes. En elle, toutes les femmes sont donc bénies. Ô heureuse faute qui a valu aux femmes une réputation plus que complètement rétablie, même au-dessus de Joseph qui a un rôle bien effacé devant celui de Marie.

Le vrai nom de Marie est la Vierge Marie. Toujours vierge avant, pendant et après l’accouchement de Jésus. Qu’est-ce que cela veut dire? Est-ce une dévalorisation de l’acte conjugal dont nous avons tous été conçus, y compris les grands de ce monde? Et dont nous sommes tous nés?

La Virginité de Marie accolé à son nom d’une façon inséparable, qualifiant son identité propre, se situe sur un tout autre plan : sur un plan que l’on disait autrefois surnaturel, c’est-à-dire, sur le plan de notre destinée éternelle qui, rappelons-le, est de vivre dans l’intimité de la Trinité, de la voir face à face.

Voir quelqu’un face à face, c’est quoi? C’est dialoguer avec lui, c’est se parler. Comme il y a la Parole en Dieu, comme il y a le Verbe, il y a aussi la Parole en nous, le Verbe. C’est ce qui nous distingue des animaux, qui ont une âme, mais non une âme dérivée de l’Esprit, non une âme spirituelle, qui seule rend capable de parler. Cela, même si les animaux ont une forme de langage, mais non verbal, incapable de raisonnement.

La Virginité de Marie signifie qu’elle a eu foi en Dieu, qu’elle y a mis sa confiance, comme une fille envers son père, qu’elle a mis Dieu dans toute sa vie. Ainsi, la vie de Dieu a coulé en elle et y coule pour l’éternité. Et cette vie, elle peut nous la communiquer comme une mère qui transmet la vie à son enfant, mais comme une mère qui transmet aussi la vie du père, ici, pour Marie, celle du Père des Cieux.