Les vrais chiffres sur la méconduite sexuelle du clergé

Depuis que, dans les médias, j’entends parler les victimes, souvent d’une autre époque, de leurs abus sexuels par des frères ou des prêtres, j’ai toujours eu une réaction sceptique, à savoir que la preuve reste à faire, d’autant plus qu’en pratique, deux fois sur trois elle est sans fondement.

La Cour suprême du Canada vient d'autoriser Shirley Christensen à poursuivre ses démarches en Cour supérieure du Québec contre l’archevêché de Québec.

La poussière est quelque peu retombée depuis ce dernier jugement. Mais qu’en est-il du jugement public, alimenté par les médias, quant à ce sujet qui refait régulièrement surface depuis plus d’une décade ?

Voici des extraits d’une étude basée sur la réalité objective des cas d’abus sexuels sur des enfants (AES). À prendre en considération pour aider toute personne de bonne volonté à porter un jugement plus éclairé sur ce sujet épineux, toujours d’actualité. Dans cette étude les séquelles psychologiques ne sont pas déniées, mais mesurées à leur juste valeur.

ÉTUDE SCIENTIFIQUE, SUR LE TERRAIN, DES CONSÉQUENCES DE L'ABUS SEXUEL SUR ENFANTS (ASE)

EXTRAITS

Les hommes et les femmes ayant vécu un ASE ont un moins bon équilibre que les sujets témoins. Ensuite, bien qu’elles soient statistiquement significatives, ces différences sont faibles. Pour les hommes par exemple, 99,51% de la variation constatée dans les tests d'équilibre peut être expliquée par d'autres facteurs que l'ASE. Ce résultat montre qu'en général, contrairement aux idées reçues, l'ASE n'affecte pas de façon majeure le bien-être psychologique et sexuel des personnes qui l'ont vécu.
(...)
Dans un de ses derniers livres, Seligman a étudié un certain nombre de recherches publiées sur les troubles associés à l'ASE Il a conclu que les spécialistes de la santé mentale ont largement surestimé la dangerosité potentielle de l'ASE. Il a estimé qu'il était temps de mettre une sourdine à cette pitoyable comédie. Il a écrit que les enfants qui sont vraiment maltraités et qui souffrent doivent être considérés comme des victimes et aidés. Mais imposer le rôle de victimes à ceux qui ne se sentent en rien brimés, c'est courir le risque d'une victimisation iatrogène, c'est à dire de provoquer par cette attitude des symptômes que les actes sexuels en eux-mêmes n'ont pas produits.

Nous sommes parfaitement d'accord avec les remarques de Seligman. LE RESULTAT DE TOUTES NOS ETUDES LE MONTRE CLAIREMENT : TENIR POUR ACQUIS, COMME LE FONT LA PLUPART DES PROFESSIONNELS DE LA SANTE MENTALE, DES HOMMES DE LOI, DES POLICIERS SPECIALISES, DES MEDIAS ET LE PUBLIC EN GENERAL, QUE LES RELATIONS SEXUELLES DEFINIES PAR LE TERME ASE PROVOQUENT DES DOMMAGES PROFONDS ET GENERALISES AUSSI BIEN CHEZ LES GARÇONS QUE CHEZ LES FILLES, C'EST SE LIVRER A UNE GROSSIÈRE EXAGÉRATION. Cette exagération fait partie d'un nouveau mode de pensée en noir et blanc où le gris n'a plus sa place. Cette pensée, à son tour, a le pouvoir de générer des réactions hystériques qui se sont multipliées depuis les années 80.
(...)
Cette folie prend racine sur l'idée extravagante que l'ASE est tellement destructrice que tous les moyens sont bons pour éradiquer ce "mal absolu".
(...)
D'un point de vue psychologique, il est prouvé que les enfants des maternelles chez qui on avait fait naître le faux souvenir d'avoir été violés dans des tunnels ou sodomisés au fer à friser, ont souffert de divers symptômes pathologiques d'ordre clinique. Mais ces symptômes sont apparus après et non avant que les spécialistes de la protection de l'enfant ne les interrogent. Il est aussi prouvé, documents à l'appui, que de nombreux patients soignés par la mémoire retrouvée, loin d'être soulagés, ont vu leur état empirer après le début du traitement. Ces réactions pathologiques chez les enfants interrogés et les patients traités sont, de toute évidence dus aux effets de l'intervention. Le pire étant que les chercheurs de l'industrie de l'abus sexuel en ont profité pour attribuer ces nouveaux symptômes aux effets pathogènes de l'ASE.

Pour terminer, nous insistons sur le fait que notre exposé n'est nullement destiné à plaider en faveur d'attitudes classées dans la catégorie ASE.

Mais nous tenons à affirmer aussi que des vues extravagantes sur la nature de l'ASE peuvent considérablement aggraver le problème. Et tel a bien été le cas. Il est impératif que le discours social sur les attitudes classées dans la catégorie ASE se fasse sur des bases rationnelles et non émotionnelles, faute de quoi tous les problèmes dont nous avons parlé ne pourront que perdurer. Comme Goya l'observait dans l'un de ses croquis : 
"El sueno de la razon produce monstros". Traduction : « Le sommeil de la raison produit des monstres.

http://www.pedagora.com/article001.htm

Étude des conséquences de l'abus sexuel sur enfants, à partir de cas non cliniques Exposé présenté au symposium patronné par Paulus Kerk à Rotterdam, le 18 Décembre 1998. Dr Bruce Rind, département de Psychologie, Université du Temple ; Dr Robert Bauserman note 1, Département de Santé et d'Hygiène Mentale, Etat du Maryland ; Philip Tromovitch, candidat au doctorat à l'Université de Pennsylvanie.

PÉDOPHILIE DANS L'ÉGLISE CATHOLIQUE

Quelle est l'ampleur des cas d'abus sexuels sur des enfants par des prêtres catholiques ? Quelques réponses quantitatives, au-delà du scandale médiatique.

C'est une règle élémentaire, à la fois logique et éthique : avant de débattre, a fortiori de polémiquer, il convient de savoir de quoi l'on parle. Et ce, d'autant plus que le sujet est grave. Parmi les sujets graves, l'on pourra sans hésiter classer la fameuse pédophilie dans le clergé catholique. Il n'y aurait, certes, qu'un seul cas, l'horreur du crime n'en serait pas atténuée. Ce serait un crime de trop. Pourtant, il n'est pas oiseux de tenter de savoir si ces ignominies relèvent de cas isolés et marginaux, ou d'un phénomène structurel et massif. Des chiffres énormes, épouvantails monstrueux, sont agités dans les médias.

"Dix-mille victimes ne serait-ce qu'aux États-Unis, selon un rapport officiel de l'Église. Cent mille selon les associations des victimes", prétend – sans citer ses sources – la chroniqueuse Caroline Fourest, dans le Monde du 9 avril dernier. Regardons-y de plus près.

DE CHERISEY, Denis, Pédophilie dans l’Eglise catholique : chiffres et statistiques, in suite101.fr, 27 avril 2010.

Pédophilie et éphébophilie

Avant toute chose, une précision de vocabulaire est utile. Ne relèvent pas de la pédophilie indistinctement toutes les relations à caractère sexuel avec des mineurs. La racine grecque paidos du mot "pédo" ("enfant") parle d'elle-même. Si les victimes sont pubères, le mot "pédophilie" est, en bon français, inapproprié. L'on pourra parler d'éphébophilie s'il s'agit de garçons, ou d'inconduite sexuelle avec jeunes filles mineures, mais nullement de pédophilie. C'est une chose, pour un adulte, d'avoir des rapports sexuels avec un jeune de 17 ans, une autre d'abuser d'un enfant de 7 ou 5 ans.

Même si les deux sont évidemment condamnables moralement et – souvent, mais pas dans tous les États en ce qui concerne les mineurs pubères – pénalement. D'une part, dans le premier cas, il n'est pas exclu que des éléments de consentement puissent exister. Par ailleurs, le caractère d'exploitation impitoyable et l'ampleur de la destruction psychique dans le second cas ont un caractère effroyable bien spécifique.

Or, l'amalgame est fréquent. En 2002, un prêtre accusé de relations sexuelles avec un garçon de 17 ans en Californie a ainsi été souvent cité par la presse américaine comme un exemple de prêtre pédophile.

Prêtres pédophiles : les chiffres

Cela étant clarifié, qu'en est-il des chiffres ? Examinons d'abord les sources catholiques. Au début des années 1990, l'archidiocèse de Chicago a entrepris une étude approfondie sur le sujet. Résultat : sur les 2 200 prêtres en activité de 1950 à 1990, un seul prêtre pédophile.

À l'échelle mondiale, le représentant de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Monseigneur Charles J. Scicluna, a donné les chiffres officiels de l'Église, le 13 mars 2010. Trois mille accusations à l'encontre de prêtres ont été traitées par la justice du Vatican, pour des faits courant sur ces cinquante dernières années, au nombre desquelles 300 relèvent, en fait, de la pédophilie. Sur un total de 400 000 prêtres. On pourra avancer l'hypothèse que nombre de crimes ne sont pas signalés à la justice vaticane. Cela reste, pour le moment, à vérifier.

4 % des prêtres américains ?

Voyons maintenant les sources laïques. La plus importante est l'étude américaine publiée en 2004 par le John Jay College of Criminal Justicede la City University of New-York, institution universitaire faisant autorité dans le domaine de la criminologie. Selon cette enquête, entre 1950 et 2002, 4 392 prêtres (sur plus de 109 000 aux États-Unis) ont été accusés de relations sexuelles avec des mineurs. (1)

Voilà d'où vient l'affirmation reprise partout que 4 % des prêtres américains sont pédophiles. À bon droit ? Il semble bien que non.

En premier lieu, 78,2 % des chefs d'accusation concernent des relations sexuelles avec des mineurs ayant passé l'âge de la puberté.

"En second, remarque Philip Jenkins, professeur à l'université de Pennsylvanie, un tout petit nombre de prêtres concentre l'essentiel des accusations. Ces 'agresseurs compulsifs' sont parfois à l'origine de plusieurs centaines de plaintes chacun. Un groupe réduit de 149 prêtres rassemble à lui seul un quart des accusations." (2)

Ces précisions étant faites, le nombre de prêtres accusés de pédophilie aux États-Unis tombe à 958 en quarante-deux ans, soit 18 par an. C'est-à-dire, rapporté au nombre de prêtres américains, environ 1 %.

En outre, selon le sociologue Massimo Itrovigne, beaucoup d'accusés ont été déclarés innocents par les tribunaux, faute de preuves. Surtout depuis 1990, alors que "certains cabinets d'avocats ont compris qu'ils pouvaient arracher des millions sur la base de simples soupçons". (3)

Abus sexuels : 200 enfants par an

Du côté des victimes, on arrive à un total de 200 enfants par an pour une Église qui compte entre 45 et 55 millions de membres, avec 50 000 prêtres en activité par an. Aucun autre pays ne dispose d'étude aussi approfondie. Pour l'Irlande cependant, l'on peut lire des rapports gouvernementaux. On les évoque souvent pour qualifier d'"endémique", les abus dans les établissements catholiques, orphelinats et internats de garçons.

Massimo Itrovigne s'est livré à l'examen rigoureux de ces rapports. Il en ressort d'abord que nombre d'accusations n'ont aucun lien avec la question sexuelle : elles concernent des corrections excessives et violentes. Pour le reste, le sociologue prend l'exemple du rapport Ryan de 2009, très ferme contre l'Église catholique : sur un total étudié de 250 000 élèves, il enregistre 253 accusations d'inconduites sexuelles sur des garçons et 128 sur des filles, soit 0,15 %. Mais voici le plus remarquable : ces accusations sont "toutes non attribuées à des prêtres, religieux ou religieuses, de nature et de gravité diverses, concernant rarement des enfants pré-pubères, et ayant encore plus rarement abouti à des condamnations". (4)

De quoi lire avec scepticisme l'estimation avancée par le journal Témoignage Chrétien, le 18 mars dernier, à "pas moins de 14 500 enfants [qui] auraient été abusés par des prêtres et des religieux, entre 1970 et 2000" – usant à bon escient du conditionnel.

Reste, pour les plus curieux, une comparaison statistique intéressante: entre la pédophilie des prêtres et celle des autres hommes.

(1) Étude disponible en anglais ici (2) Source lemonde.fr : "Un petit nombre de prêtres concentre l'essentiel des accusations"Attaques contre le pape : le décryptage du sociologue" (3) Massimo Itrovigne, Osservatore romano 18 mars 2010, à lire sur :www.libertepolitique.com/actualite/56-eglise/5944-attaques-contre-le-pape-le-decryptage-du-sociologue (4) Ibid. http://societemonde.suite101.fr/article.cfm/pedophilie-dans-leglise-catholique-les-chiffres Read more at Suite101: Pédophilie dans l'Église catholique : chiffres et statistiques http://societemonde.suite101.fr/article.cfm/pedophilie-dans-leglise-catholique-les-chiffres#ixzz120mCdNpm

Pédophilie des prêtres... et des autres

14 mai 2010 Denis de Cherisey

Les statistiques comparées des agressions sexuelles ne permettent en rien de conclure à une dangerosité particulière du clergé catholique. Au contraire.

La répétition médiatique ayant produit son effet, l'image du prêtre pédophile s'est imposée dans notre imaginaire. Et naturellement, elle fait peur. Doit-elle toutefois dissuader de confier des enfants à des prêtres catholiques ? La question taraude peut-être quelques parents d'enfants de choeur, d'élèves du catéchisme ou de vacanciers encadrés par des clercs.

L'examen des statistiques de la pédophilie dans le clergé catholique permet déjà de relativiser l'importance du phénomène, par rapport à son impact médiatique. Mais pour que ces chiffres prennent tout leur sens, il convient de les comparer à ceux de la pédophilie en général.

Un premier résultat paraît accablant. La dangerosité des clercs serait de 10 à 34 fois (selon les pays) supérieure à celle des simples laïcs. Gilbert Mozzo, statisticien, est arrivé à cette conclusion glaçante à partir de la comparaison entre les hommes adultes de plus de 20 ans et les prêtres, en s'appuyant sur les données publiées par l'Insee et l'Eglise catholique.

Inceste et pédophilie

Pourtant, d'un autre côté, toutes les sources convergent vers une même conclusion : l'écrasante majorité des agressions sexuelles sur enfants ont lieu au domicile et sont le fait de l'entourage familial.

Selon les rapports réguliers du gouvernement américain, pour près des deux tiers des cas de violences sexuelles sur enfants, les coupables sont dans la famille : oncles, beaux-pères, cousins, frères, grands parents ou parents.

Un rapport publié en 2008 par le Réseau irlandais de crise sur les viol (RCNI) établit que 58 % des agresseurs sont des parents et 34 % des proches (voisins ou amis de la famille).

En France, l'on évaluait, en 2003, à 80 % la proportion de crimes pédophiles commis à domicile. 75 % des agressions signalées au Service national d'accueil téléphonique pour l'enfance maltraitée étaient des incestes, d'après des statistiques de 1999. (1)

Abus sexuels et Eglises protestantes

Les actes commis par le clergé catholique sont donc très minoritaires en regard de la totalité des agressions sexuelles commises dans la société. Les prêtres se classent dans la catégorie des agresseurs que l'on peut appeler "figure d'autorité extérieure à la famille", catégorie dont le rapport irlandais déjà cité évalue la part à 6,3 %.

Et, à l'intérieur de ce groupe, dans quelle proportion ?

Pour poser la question de façon plus simple : les enfants courent-ils un plus grand risque avec les prêtres catholiques qu'avec les religieux d'autres confessions ou avec leurs instituteurs, animateurs de colonie de vacances, éducateurs sportifs, professeurs de danse, et autres chefs scouts ?

La question est pertinente. Car, en la matière, il est judicieux de comparer les prêtres, non pas tant avec les hommes en général, mais plus précisément avec toutes les figures masculines d'autorité auprès des enfants qui sont extérieures à la famille : prêtres, pasteurs, instituteurs, etc. On ne s'étonnera pas, en effet, de trouver davantage de pédophiles parmi les hommes qui s'occupent d'enfants que chez les maçons ou les ingénieurs.

Fort de vingt ans de recherches, Philip Jenkins, professeur d'histoire de sciences religieuses à l'université de Pennsylvanie, affirme que rien ne permet de conclure à un taux plus important d'inconduites sexuelles dans le clergé catholique que dans les autres clergés ou chez les laïcs. Chaque confession protestante, observe t-il, a eu son lot de scandales, comme les pentecôtistes, les mormons, les témoins de Jéhova, les bouddistes, Hare Krishna, les israélites, etc. Et de citer un diocèse épiscopalien du Canada au bord de la faillite, à la suite de "poursuites massives engendrées par des décennies d'abus systématiques".

Autres figures masculines d'autorité

Massimo Itrovigne, sociologue, reprenant les résultats du même chercheur, enfonce le clou de la comparaison avec le protestantisme dans ses différentes dénominations aux Etats-Unis : "La présence de pédophiles est de 2 à 10 fois plus élevée (selon les dénominations) parmi les membres du clergé protestant que chez les prêtres catholiques", affirme-t-il.

Et, élargissant la comparaison au monde laïc, il remarque que dans "le même temps que des centaines de prêtres américains ont été condamnés pour abus sexuels de mineurs, le nombre de professeurs d'éducation physique et d'entraîneurs sportifs d'équipes de jeunes (...) reconnus coupables du même crime par les tribunaux américains a approché les 6 000". (4)

Selon une autre étude américaine, le risque de pédophilie chez les pasteurs est 2 fois plus grand que chez les prêtres. Et celui des instituteurs est 3 à 4 fois supérieur.

En conclusion, si vous craignez de laisser votre bambin chez les enfants de choeur, ne changez pas de religion pour cela : le risque sera sans doute plus grand ailleurs. Faites-lui plutôt l'école à la maison, loin des instituteurs de la République. Mais, là, surveillez-le de près : c'est dans votre propre famille qu'il est le plus en danger. Statistiquement, bien sûr !

(1) Cité dans une conférence organisée par la Fédération Française de Psychiatrie en 2003 http://societemonde.suite101.fr/article.cfm/pedophilie-des-pretres-et-des-autres


Moi je pense qu’on veut casser la religion catho, on n’entend jamais ce genre de propos sur les autres religions. C’est plus facile de casser les catholiques !

Je suis choqué que l'église s'occupe de ce genre de problème... et non pas la police. Si on trouve un cadavre dans mon jardin, je serais fort étonné que la justice me laisse m'occuper de l'enquête.

80 à 90% des cas d'abus sexuels se passent dans la famille », et « c'est un gros problème de société », a déclaré la secrétaire d'Etat autrichienne pour la famille, Christine Marek.

http://forums.france3.fr/ce-soir-ou-jamais/Participez-aux-debats/pedophilie-pretres-disant-sujet_4245_1.htm

TROTTIER, JEAN-PHILIPPE (2010). L’EGLISE, LA PEDOPHILIE ET LA PURIFICATION IMAGINAIRE DE NOS SOCIETES, Montréal.

M. Trottier est philosophe, musicien, essayiste et polyglotte.

Extraits

Les révélations sur les manœuvres passées de l'Église entourant des cas de pédophilie de certains prêtres suscitent une indignation publique bien légitime. Mais sans pour autant se faire l'avocat du diable, il serait bon aussi d'examiner le terreau culturel qui voit fleurir ce sentiment. Et ce n'est pas parce que la question a été happée dans la sphère émotionnelle que l'on est dispensé de s'interroger. Deux remarques troublantes viennent à l'esprit.

La première concerne l'intérêt médiatique et public morbide suscité par l'Église dès lors qu'il s'agit de certaines questions controversées : mariage des prêtres, ordination des femmes, préservatif, etc.

Comment se fait-il que cet intérêt s'estompe totalement lorsque celle-ci parle et œuvre en faveur de la charité, de la paix, des déshérités, de la dignité des peuples, ou qu'elle fustige les méfaits des multinationales sur les cultures locales ou bien la peine de mort ? Se souvient-on encore, par exemple, de ses efforts désespérés pour empêcher la guerre d'Irak en 2002 et 2003 ? Qui a, par ailleurs, compris le sens de la visite pastorale de Benoît XVI en Afrique en 2009, éclipsé par la presse occidentale au profit du fallacieux prétexte du préservatif, cité hors contexte mais beaucoup plus sensationnaliste ?

(…)

Comment, également, ne pas rapprocher le fait que la pédophilie est le nouveau péché capital de l'heure avec une idéologie promue par des organismes tels que l'ONU, ses agences et d'autres entités, voués à la défense des enfants et des mères ? Accuser le père de pédophilie n'est-il pas le meilleur moyen de le discréditer moralement et d'installer une mère toute-puissante ?

(…)

POUR VOIR L’ARTICLE COMPLET, EN VOICI L’ADRESSE URL : http://ermitageagora.discutforum.com/bruits-divers-f22/leglise-la-pedophilie-et-la-purification-imaginaire-de-nos-societes-t897.htm

RÉFLEXIONS SUITE À LA CANONISATION DU FRÈRE ANDRÉ QUI A VALORISÉ TOUS LES PÈRES EN LA PERSONNNE DE SAINT JOSEPH, PÈRE DU CHRIST

VALORISATION DU PÈRE - "ex meis"

À cause du mystère du mal, particulièrement de la mauvaise réputation faite aux hommes « mâles », nous avons besoin de nous faire dire que Dieu est bon, que sa création, avec sa reproduction sexuée, est bonne. Voyez le discours de la Genèse : Dieu créa les plantes, les animaux, l’homme et la femme, chacun portant sa semence. Et il vit que tout cela était bon. À la fin, il prit le temps de contempler ses œuvres artistiques, de les apprécier, ce qu’il est nécessaire de faire nous aussi pour se pénétrer de la bonté des œuvres dans lesquelles nous baignons, telles que bâties, avec ses limites, et les savourer, les goûter, sans que l’arbre nous cache la forêt.

Jésus-Christ est venu renchérir sur cette bonté de Dieu, en nous révélant le Dieu-Père, submergés que nous sommes par la prétendue méchanceté fondamentale des pères. Il a mis l’accent sur l’importance du père dans sa relation au fils et du fils dans sa relation au père. Il veut peut-être signifier, entre autres, que notre salut commence par là, par la valorisation du père par rapport à ses enfants ; que pour les pères, malgré ce qu’on est porté à penser par les temps qui courent, sa relation harmonieuse à ses enfants est au fond très importante et primordiale, pourvu qu’on lui en laisse la chance, qu’on ne le prenne pas a priori pour une bête sexuelle et un incestueux. La valorisation du père, pour vaincre la mort, le meurtre, les conflits, les guerres... le tabou de l’inceste, la violence conjugale, la prétendue incapacité des hommes à exprimer leurs émotions (oubliant les poètes, les musiciens, tous les artistes, les grands hommes dont est parsemée l’histoire), bref, tous les maux de la terre habituellement mis sur le dos des seuls hommes. Notre époque, comme bien d’autres, a bien besoin de cette valorisation.

Le célibat et la pédophilie sont-ils liés? L’avis de deux spécialistes

ÉGLISE CATHOLIQUE | Le célibat et l’abstinence sexuelle, en engendrant des frustrations, sont-ils à l’origine des déviances récemment médiatisées? Dominique Chatton estime que cela peut expliquer certaines affaires. Philip Jaffé est moins convaincu. Leurs analyses.

© pierre abensur/2004 | Dominique Chatton, psychiatre et sexothérapeute.«Le célibat joue probablement un rôle favorisant.»

CAROLINE ZUERCHER | 24.03.2010 | 00:02

Le célibat des prêtres joue-t-il un rôle dans d’éventuelles déviances sexuelles? Cette question est une nouvelle fois d’actualité, alors que plusieurs affaires de pédophilie secouent l’Eglise catholique. La question fait débat dans l’institution elle-même et certains ecclésiastiques remettent en cause cette règle de chasteté. Le point avec deux spécialistes des déviances sexuelles.  «Le célibat joue probablement un rôle favorisant», estime Dominique Chatton. Pour ce psychiatre, le choix de renoncer à toute sexualité s’avère, dans certains cas, révélateur. «Des hommes timides, qui ont peur des femmes, peuvent choisir les ordres pour ne pas avoir à se confronter au fait qu’ils sont différents des autres.»

Un problème avec les femmes

Par la suite, poursuit Dominique Chatton, ces prêtres ont malgré tout des besoins sexuels et surtout affectifs. Certains passent à l’acte avec des personnes plus faciles à séduire, comme les enfants. «Les limites sont franchies progressivement, précise le sexologue. Mais les cas d’actes pédosexuels compulsifs restent rares, dans l’Eglise comme dans la société.» Dans un univers où la sexualité est taboue, certains prêtres ont donc une relation ambiguë au sexe. Psychologue, Philip Jaffé abonde: «Dans la société en
général, la vaste majorité des victimes de pédophiles sont des filles alors que dans l’Eglise, ce sont des garçons. Cela révèle un problème avec les femmes,
que l’abolition du célibat ne résoudrait pas.» Et si l’autorisation de se marier faciliterait la vie de nombreux prêtres, tous ne sont pas pour autant frustrés. «C’est possible de vivre sans sexe, rappelle Philip Jaffé. Et puis, selon une étude américaine, un prêtre sur deux a, en réalité, une vie sexuelle active qui n’est généralement pas contraire aux règles civiles.» Si Dominique Chatton estime que le célibat peut expliquer certaines affaires récentes, Philip Jaffé est moins convaincu. Mais tous deux rappellent que la très grande majorité des abus sont commis dans les familles. En réalité, il faut distinguer deux types de pédophiles: d’un côté, l’homme qui, dans une période difficile de sa vie, aura une relation avec un enfant par opportunisme, parce que c’est plus simple, et de l’autre, celui qui est attiré maladivement par les mineurs, sans forcément, d’ailleurs, passer à l’acte. C’est le vrai pédophile, au sens médical du terme. Pas de rapport direct avec la maladie «On ne peut pas établir de rapport direct entre le célibat et cette maladie», souligne Philip Jaffé. En clair: ces personnes malades se marient rarement et les pédophiles traités en clinique sont en majorité célibataires, mais l’union n’apporte pas pour autant la guérison.

Dominique Chatton n’est pas aussi catégorique. A ses yeux, un mariage peut protéger contre certaines tentations. «Plusieurs facteurs peuvent consolider quelqu’un. Le fait d’avoir une femme et une activité sexuelle suivie en est un. Non seulement parce que cela canalise les besoins sexuels, mais aussi parce que cela permet de mûrir.» Le mariage, une possibilité de «grandir» En fréquentant des femmes, un homme apprend en effet à entretenir des relations avec des personnes de son âge. Celui qui est attiré par des enfants reste au contraire bloqué à un stade antérieur de son développement, ce qui expliquerait aussi un certain désintérêt pour les filles, à l’instar des enfants qui restent «entre garçons». Bref, conclut le psychiatre, «le fait de ne pas avoir une compagne prive certains hommes immatures d’une possibilité de grandir».

Commentaires

Par JPvérité hebdo le 25.03.2010 - 10:57

Il est évident que le célibat des prêtes remonte lorsque qu'un Pape en avait décidé ainsi sur le fait que celui-ci était homosexuel.
De l'ancienne Grecque antique, des fresques de Pompéi ou de la vie sociale de la Romaine antique, l'homosexualité était reconnue et pas du tout montrée du doigt.
Au début de la chrétienté donc, les prêtres avaient des relations sexuelles.
Ensuite l'église bifurqua donc dans une incompréhension que nous connaissons : le célibat.
Certains monastères vivent avec cela et bien sûr l'homosexualité est présente. L'adage de se faire du bien est permis tant que tout cela ne se retrouve pas sur la place publique car la religion ne le tolère pas pour des questions de principe.
L'analyse du psychiatre et sexothérapeute est bonne en soit mais si on on se place au point de vue sociologique on peut se demander une chose essentielle :
Pourquoi donc l'église voudrait à ce titre faire preuve d'analyste sur les problèmes de sociétés de part le monde, puisque en fait les membres de cette congrégation ne connaissent pas les rapports de cette société.
Les prêtes ne sont pas à même de conseiller ou de prier car leur reconnaissances des rapports entre hommes et femmes ils les ignorent dans le fond.
Dans le protestantisme bien au contraire les pasteurs sont mariés et connaissent mieux les problèmes de couple, de la société, c'est une évidence.
La Vatican se persuade de vouloir rester dans un contexte de l'obscurantisme sur le célibat néfaste et ce n'est pas pour cela que l'humanité ne se fait pas la guerre malgré les conseils de tous les Papes en exercice.
D'ailleurs depuis des siècles beaucoup ne se reconnaissent pas dans cette église chrétienne.
Donc sociologiquement parlant l'église commet une erreur en voulant le célibat de ses prêtes. Elle les enferme dans cette espèce d'impossibilité de grandir comme le cite l'article. L'orgeuil de la croyance prend ici toute sa dimension comme toutes les croyances d'ailleurs. Celles-ci nous ont ammené au fil des siècles beaucoup de massacres et de guerre dues essentiellement à l'incompréhension et au non vouloir d'évolution. Darwin l'a vu dans le règne animal, humain et végétal mais dans la pensée des croyances hélas non.Les croyances restent donc cloîtrées dans l'esprit de celles et ceux qui les ont fabriquées

Par GenghisKhan le 25.03.2010 - 07:46

Il est inacceptable de dire: les juifs sont... , les noirs sont... les arabes sont... (le ... étant un adjectif injurieux ou insultant)
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Là. on est tous d'accord (sauf si on est franchement haineux ou raciste).
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Alors quelqu'un peut il m'expliquer pourquoi il est possible de dire:
Les prêtres catholiques sont des pédophiles
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alors qu'une faible minorité le sont selon les statistique et moins en pourcentage que la population mâle adulte en général

Par Clever65 le 24.03.2010 - 18:43

GenghisKhan vous savez aussi bien que moi que la vindicte populaire tapera d'autant plus fort sur les prêtres qui s'affirment asexués en faisant le voeu de célibat qu'ils forniquent par derrière avec des enfants si possible dans le choeur de l'église.
Ceci les rend des plus suspects que le voeu de célibat est absolu, donc il n'est pas possible d'avoir deux morales.
En plus, les cas qui passent en justice, bien que souvent en huis clos ne révèlent pas une proportion aussi élevée que ce que vous affirmiez, souvent il s'agit d'un moyen utilisé par le conjoint jaloux qui de plus divorcé pour l'attaquer, mais je vous rappelle qu'il est suffisant d'avoir des gestes déplacés sur un petit enfant pour être soupçonné, et je pèse mes mots, soupçonné d'actes sexuels avec des enfants.
Alors que dans les cas des prêtres, les cas sont avérés, car le juge ne met en détention préventive que s'il est sûr que les indices sont suffisamment lourds contre le suspect.
Maintenant sur les chiffres, il n'est pas possible d'avoir une proportion des plus justes, car je vous rappelle quand même, que la loi ne punit pas seulement l'acte mais aussi la détention d'images à caractère pornographique et/ ou pédophiles, or selon la définition stricte de la notion de pédophilie, l'acte en droit est récriminé, alors que dans cette infraction la possession d'images est aussi réprimée, donc il n'est pas possible de dire que si vous possédiez des images à caractère pédophile, vous êtes un pédophile, c'est une erreur de grammaire.

Par GenghisKhan le 24.03.2010 - 19:09

Clever65 je ne suis pas dans le secret des tribunaux et ignore la proportion d'allégation d'actes sexuels sur des mineurs dans le cas des divorces comparés aux dénonciations de pédophilie en totalité. Je suis d'accord qu'un cas de pédophilie commis par un prêtre de par la confiance qu'on pourrait lui porter et son voeux de célibat et de chasteté est plus choquant que l'acte commis par quelqu'un d'autre, puisqu'il abuse d'une position et d'une confiance spéciale.
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Ok que les chiffres sont difficiles à établir et ce qui passe devant les tribunaux n'est pas la partie cachée de iceberg, beaucoup de cas, même chez les autres que les prêtres ne remontent pas au tribunaux, donc l'évaluation (même sérieuse et professionnelle) a posteriori par les juges de cas dont ils ont accès, si le cas est réel ou non, est un critère assez peu utile pour juger de l'ampleur totale du problème.
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Il ne reste pas moins que beaucoup de gens partent de l'a priori sans base réelle qu'il y a forcément un plus grand pourcentage de pédophiles chez les prêtres catholiques que chez les autres adultes, ce que je conteste, en tout cas tant qu'on le démontre pas par chiffres, et les chiffres difficiles à trouver vont plutôt en sens inverse.

Par GenghisKhan le 24.03.2010 - 17:43
@Clever65

(et d'autres aussi):
on peut évidemment discuter de nombreux points et opinions mais en tant que juriste éminent vous savez bien que dans toutes situations il faut d'abord établir les faits, Donc commençons par établir les faits même s'ils ne cadrent pas avec les idées préconçues, et ne nous basons pas sur des rumeurs.
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A part Akira, Karpis et Hitomi plus lucides et qui ont plus de recul et de retenue que la majorité des gens, tout le monde part avec un a priori de départ sans preuves aucune, que la pédophilie est plus fréquente chez les prêtres catholiques que dans le reste de la population. C'est inexact statistiquement.
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C'est la même chose que le "fait" que la terre était plate était pour les gens de l'an 800 était un fait avéré et établi dont il n'y avait pas à discuter. Nous confondons les "on dit" et les faits.
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Je dis halte là! établissons les faits (les statistiques notamment) avant de porter un jugement injustifié en bloc sur une institution ou des gens au sein de celle-ci. Le débat partout se transforme en une vindicte contre l'Eglise et les prêtres au lieu de parler de lutte contre tous les pédophiles (y compris les prêtres).

Par Clever65 le 24.03.2010 - 16:41

Hitomi a du bon mais aussi du moins bon, affirmer que la pédophilie provient d'une volonté de domination, ce n'est pas cela, mais comme l'avait dit Sade du sadisme et l'autre partie du masochisme, mais pas de la pédophilie.
En plus, de cela, le terme est trompeur, il signifie relations sexuelles avec un mineur, or la minorité sexuelle varie de pays en pays.
En plus, c'est méconnaître la sexualité des enfants, mais la loi sert à protéger le développement et l'intérêt de l'enfant avant tout, donc il y a intervention du législateur.
Maintenant, il ne faudrait quand même pas oublier que l'homosexualité a été condamnée par les lois pénales et était considérée comme une maladie selon le compendium des maladies de l'OMS, or l'évolution des moeurs a déclassifié cela et il ne viendrait à l'idée de personne de considérer les homosexuels comme des malades, si ce n'est une minorité d'obscurs conservateurs.
En plus de cela, l'église catholique a toujours eu des problèmes avec la notion de plaisir et de sexe, donc rien de nouveau, la question ne se pose pas chez les protestants qui peuvent se marier, et je n'ai pas vu de cas de pédophilie aussi grave chez les protestants.
Pour ma part, la pédophilie devrait plutôt être réservée pour les cas d'enfants soit de moins de 7 ans selon le Tribunal fédéral, car l'enfant n'a pas encore de capacité de discernement adéquat, tandis que l'adolescent de 14 ans est plus avancé.
Il serait néanmoins judicieux de donner des cours à l'école sur cette problématique, car il ne sert à rien de vouloir cacher une tendance existante qui pour une majorité de gens reste punissable, bien qu'en Hollande il existe un groupe prônant cela.

Par GenghisKhan le 24.03.2010 - 16:01

Je rejoins les avis excellents de Hitomi (avec une divergence assez mineure que j'explique) et de Karpis et Akira.
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D'abord une donnée essentielle manque, on ne connait pas les statistiques des cas de pédophilie, quels pourcentages de prêtres le sont quels pourcentage de prêtres de toutes religions le sont? quels pourcentage des gens dans des professions ayant des contacts fréquents avec des mineurs le sont? enfin quel pourcentage de la population adulte mâle l'est?
ensuite les statistiques doivent être interprétées quels cas sont dévoilés et quels autres tus? et 40 cas de pédophilie peuvent impliquer un seul prêtre sur un groupe de mille prêtre dont 999 seraient irréprochables sur ce point, pourtant on a l'impression de 4% de pédophiles. (Note un seul cas de pédophilie est déjà un cas de trop)

L'absence de chiffres et de statistiques profite elle à l'Eglise ou à ses détracteurs? Je pense à ses détracteurs car les chiffres doivent être vu dans la proportion réelle de toute le nombre réel de religieux. Jai l'impression qu'on nous cache volontairement, beaucoup ne parlent pas de chiffres et on nous dit , 40 cas ici, 60 cas là, etc.. sur des périodes de 40 ans, qu'es ce que ce là veut vraiment dire?
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Rappelons que 3'830'000 personnes travaillent au sein de l'Eglise dont 2'440'000 laïques et 1'390'000 religieux (combien en sont des prêtres 405'000? est ce ceci couvre aussi les moines?) Celà fait beaucoup de monde.
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A Perspective on Clergy Sexual Abuse du Dr. Thomas Plante de l'Université de Stanford et de Santa Clara mentionne que "les recherches montrent que 2 à 5% des prêtres auraient une expérience sexuelle avec des mineurs ce qui est plus bas que la population adulte générale dont le chiffre serait plus porche de 8%. D'autres études existent et montre des cas de pédophilie entre 1,5 à 5 % pour le clergé et toujours moins que la population adulte générale (Note un seul cas de pédophilie est déjà un cas de trop)
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Je pense que le Vatican ne parle pas car en chiffres bruts car il pense que celà fait peur, par contre les détracteurs du Vatican ne parlent pas car en pourcentage les prêtres sont moins pédophiles que la moyenne de la population.
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Donc en résumé, on nous ment en réduisant la pédophilie à un problème du clergé catholique plus qu'un problème de société en général, on risque de se focaliser que sur la pédophilie des prêtre catholiques et pas assez sur les autres cas bien plus nombreux que l'on traite trop discrètement. J'ai impression que les médias protègent indirectement et involontairement certains pédophiles laïcs en ne montrant que l'Eglise du doigt.
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Comme Verli le dit très justement les pédophilie s'attaquent à la faiblesse des victimes en raison de l'âge , de le position d'autorité etc.. mais c'est là le point commun des prédateurs dans la nature, le carnivore dans la nature s'attaquent à l'herbivore plus petit ou plus faible ou blessé à l'écart du troupeau mais au plus fort du troupeau au milieu du troupeau. Le pédophile est un lâche.
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L'opacité peut elle être reprochée à l'Eglise? N'oublions pas que toute la société même laïque étaient beaucoup plus opaque il y a 40, 30, 20 ou 10 ans. En plus l'Eglise ne peut être un démocratie, et ceci n'est pas son but son but est de sauver des âmes son but est d'être le corps du Christ. La démocratie en religion ramène souvent à des lectures plus intégristes des livres saints par le clergé décentralisé puisqu'il y n'y a plus d'autorité centrale servant à l'interprétation de la foi (on le voit tant dans l'Islam qui auraient besoin d'un calife progressiste et libéral un Saladin - Averroes des temps modernes pour décréter la modernité et le libéralisme, et les églises protestantes charismatiques sont bien plus intégristes et fondamentalistes que les catholiques, les anglicans les luthériens les calvinistes et les épiscopaliens classiques.

L Eglise Catholique est la seule institution qui a existé 2000 ans et qui va continuer au delà de toute les institutions et pays existants qui disparaitrons tous avant. Notons encore qu'en Europe le catholicisme résiste souvent mieux à l'érosion que le protestantisme à notre époque moderne et laïque (note l'Europe de l'Ouest est le seul continent où le Christianisme baisse en Asie il progresse face aux religions d'extrême-orient et surtout en Afrique il progresse face à l'Islam, les nouvelles églises charismatique protestantes et le catholicisme en bénéficie plus que les protestants classiques.
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Le Pape et la structure de l'Eglise catholique sont un facteur de pérennité de continuité et de liberté, de fidélité au Christ, de protection contre le fondamentalisme et l'intégrisme, pour les catholiques plus de renfermement et de dogmatisme en tout cas sur la durée. Même si vu sur une courte période on peut penser qu'il n'en est pas ainsi, mais sur le long terme c'est le cas.
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Sur un seul point je suis en léger désaccord avec Hitomi: non, on ne peut reprocher à l'Eglise de se mêler du monde (pour être juste Hitomi reproche plutôt le contraste entre l'opacité vers l'intérieur et le fait de se mêler du monde à l'extérieur qu''elle rectifie si elle me lit, donc sur ce point le désaccord est moins grand car il y a un contraste, mais qui a ses raisons que j'explique). car elle a un message dans la vie et le comportement de tous les jours à faire passer. elle doit aussi agir en conformité de ce message (on voit que parfois elle ne le fait pas) certains ont reproché (à tort) à l'Eglise de s'être tus pendant le nazisme alors il ne faut pas lui demander se taire aujourd'hui sur les problèmes du moment et que des gens dans 60 ans lui reprocherons son silence de 2010. Rajoutons encore que les actes mauvais de certains gens d'Eglise ne doivent ni influencer ni faire perdre la foi, ni faire perdre la confiance dans l'Eglise en tant qu'institution. lisez mon post sur le problème de la pédophilie et du bien et du mal sur un autre forum tdg.

http://www.tdg.ch/nonne-accusee-abus-sexuels-2010-03-12

Je cite une de mes conclusions: Le Christ a été prophétique en disant il y a 2000 ans, "malheur à celui qui empêche un de ce petits enfants de venir à moi" ne pensez vous pas qu'Il pensait déjà aux pédophiles?
Le Christ critiquait l'hypocrisie de l'église et des pharisiens de son temps, mais Il loue la petite vielle pauvre qui dépose son argent en offrande dans l'église, il réprimande durement mais continue d'aimer l'église.

Par akira le 24.03.2010 - 10:43

C'est marrant, tous ces spécialistes du Catholicisme ...
... qui ne sont pas Catholiques.
C'est fou le nombre d'athées qui se prétendent Catholiques, juste pour prétendre donner un avis "de l'intérieur".
Il y en a au moins autant que d'étrangers qui prennent des pseudos suisses, juste pour venir baver sur notre pays.
'
Sans parler des ignares qui mélangent pédérastie, pédophilie, éphébophilie, pédosexualité et homosexualité.
'
(...)
'
On ne cite pas, non plus, le traitement que les orphelinats, pas forcément catholiques, réservaient aux orphelins.
'
Tant qu'on y est, allez jeter un coup d'œil sur les témoignages de ceux qui ont été garçons ou de filles de ferme, ou employés de maison.

Par akira le 24.03.2010 - 12:09

Tiens donc (...)
On n'a pas le droit de parler des institutions non-catholiques ?
Ni du rouquin ?

Par loopyjack le 24.03.2010 - 09:58

Je me demande ce qui est pire .. le pedophile ou tout ce tas de pauvres gens faibles (pour rester conci et courtois) autour qui cherchent a expliquer !!? le Ciel fasse que je ne connaisse jamais ca, parce que pretre ou autre chose, je le travaille a la moyen ageuse jusqu'a ce qu'il pleure du sang pour que je l'acheve.. et je suis infiniment loin d'etre le seul a penser comme ca !! pedophile cache toi ! si tu tombes entre mes mains, tu seras en enfer.

Par Karpis le 24.03.2010 - 08:53

Autre chose : certains pédophiles sont mariés, ce qui ne les empêche pas de faire ce qu'il font.

Par Karpis le 24.03.2010 - 08:37 Je ne vois pas le lien entre le "manque de femme" (excusez du terme) et le fait de se laisser aller à tripoter des petits garçons.
 Soit la religion pervertit les notions sexuelles, soit ces types sont des pédophiles comme les autres. Donc des malades.
Même en prison il semble que les rapports, bien qu'homosexuels, restent dans une notion d'homme/femme. D'ailleurs, les pédophiles y sont très mal vus.
Et puis ... rentrer dans les ordres est un choix (en étant méchant, je dirais "aussi pour un pédophile"). Et en théorie, la pratique de la religion devrait par elle-même supprimer les envies homo ou hétéro de quiconque la pratique.

Par Hitomi le 24.03.2010 - 08:25 Il y a des cas dans les autres églises, mais comme il s'agit d'hommes mariés, personne ne se demande si leurs penchants malsains sont dûs à leur condition maritale ou pas. Pas plus d'ailleurs que l'on ne se pose la question en cas d'abus sexuel au sein des familles (90% des cas de pédophilie). A mon sens, comme l'ont relevé le théologien Kung et un psychologue américain, ancien moine défroqué devenu spécialiste de ces membres du clergé catholique qui se révèlent des pédophiles dans l'exercice de leur ministère, ce n'est certainement pas le célibat en lui-même qui en fait des pédophiles (il faudrait alors se méfier de tous les célibataires et ils sont nombreux), mais plutôt une convergence des facteurs suivants: immaturité (psychique) sexuelle avant d'entrer dans les ordres, voir une fuite loin du monde compliqué dans une institution où tout paraît plus simple, obligation de l'abstinence mal acceptée, autorité absolue procurée par le statut au sein d'une institution qui prétend détenir la vérité ultime et se dit "pure" ainsi que la culture du secret qui y règne et qui fait que l'on a refusé pendant des décennies de livrer ces personnes à la justice, générant ainsi un sentiment d'impunité. La pédophilie, comme d'autres formes de viole, se fonde essentiellement sur le besoin de dominer l'autre. Ce n'est pas pour rien que nombre de pédophiles sont des gens en positions d'autorité: père de famille, souvent tyrannique (mais pas systématiquement...certains sont très manipulateurs), cadre supérieur ou haut-fonctionnaire, instituteur, médecin, juge, etc. Souvent, d'ailleurs, ce sont des gens "bien à tous égards"...excepté pour leur petit pêché mignon (je suis salement ironique ici). Raison pour laquelle, souvent, les enfants qui tentaient de dénoncer les abus dont ils étaient victimes de la part de membres du clergé n'étaient pas crus. Quoi? Père Untel pédophile? Un homme si bon et si compréhensif? Noooonnnn....ce gamin fabule totalement, n'est-ce pas?

Je pense donc que ces histoires de pédophilie en chaîne révèle un mal bien plus profond dans l'Eglise que la simple question du célibat. Dans le boudhisme theravadin, pratiqué dans une bonne partie du Sud-Est asiatique, les moines font également vœux de chasteté, une fois qu'ils arrivent à un certain niveau d'ordination. Mais, il est requis d'eux qu'ils connaissent la "vie", i.e., non seulement l'amour charnelle, mais surtout les relations en général avec l'autre sexe, avant de se décider à prononcer leur vœux (en quelques sortes...les choses ne fonctionnent pas de manière aussi parallèle à la pratique dans les clergés chrétiens). S'il y a certes parfois des scandales de pédophilie au sein de certains temples, on est loin de l'espèce d'épidémie que connaît l'église catholique. Une des raisons, c'est que les moines ne reçoivent pas une autorité absolue du seul fait de porter la robe safran, mais de part leurs actions méritoires et leurs études. L'autre, évidemment, c'est que chaque temple est indépendant (il n'y a pas une espèce d'autorité supérieure de coordination, comme le Vatican) et doit répondre des actions de ses membres vis-à-vis du reste de la population qui les fréquente. Ce n'est pas le cas des moines, prêtres, curés, etc., catholiques, qui eux, seraient dotés d'une espèce d'autorité quasi-divine. N'oubliez pas qu'un prêtre peut pardonner "au nom de Dieu"! C'est quelque-chose que l'on ne retrouve dans aucune autre religion, sauf peut-être chez les Orthodoxes (quoique, là, je ne suis pas sûre du tout). Comme l'ont relevé plusieurs théologiens, observateurs et même membres de l'Eglise qui osent commencer à parler, celle-ci tourne de plus en plus comme une secte repliée sur elle-même, s'ingérant constamment dans les affaires du monde, mais refusant que le monde n'aille regarder dans les siennes. Si elle ne veut pas continuer de perdre des fidèles au profit de groupes charismatiques, d'autres obédiences chrétiennes ou même d'autres religions, voir sectes, elle aurait intérêt à faire un sérieux debriefing, type Vatican II le retour (ça ferait Vatican III), et très vite!

Par verli le 24.03.2010 - 07:28 Selon mon raisonnement et mon expérience de jadis, les religieux catholiques pédophiles, vont pour une grande majorité vers des victimes naïves et innocentes qui leur sont facilement "offertes facilement", principalement dans les internats. Quoi que l'on dise, et je le maintient, je suis convaincue que s'il n'y avait pas de célibat, la grande majorité ne serait pas pédophile.

Par abgech le 24.03.2010 - 06:20 Bon, je ne suis pas un "spécialiste", mais il me semble que la réponse à la question est simple. Comparons simplement avec les autres religions (restons en aux religions monothéistes pour simplifier) qui admettent le mariage des clercs.

Les protestants, orthodoxes, musulmans, juifs, etc, ne connaissent absolument pas ces cas de dérives pédophile de leur clercs (ce qui n'exclut qu'il puisse y avoir des cas individuels et isolés). Seul le catholicisme, où règne le célibat des prêtres, est frappé.

Dès lors le lien parait évident. À quoi est-il dû ?
Je n'en ai strictement pas la moindre idée.
Frustration à cause d'une profonde misère affective due au célibat ?
Le célibat fait-il que des gens ayant, à l'origine, des problèmes d'ordre sexuels (je simplifie) sont facilement attiré par la prêtrise, et le célibat que cela implique, pour tenter d'échapper à ces problèmes ?

Par akira le 24.03.2010 - 10:21

Il y a surtout qu'il n'y a pas de publicité ou que les ados impliqués ne trouvent pas ça anormal.

Par furax le 24.03.2010 - 08:41

@@@abgech
 Pour votre info....
dans le catholicisme il y a les Catholiques-Chrétiens, (Ce sont des catholiques qui refusent le dogme de l'infaillibilité pontificale, mais surtout le dogme de la juridiction universelle de l'évêque de Rome.
.
De plus, cette Église admet les prêtres mariés, l'ordination des femmes, les remariages après divorce, la contraception artificielle et même (localement) les bénédictions de couples homosexuels.)
Et à ma connaissance aucune dérive n'a eu lieu.

Les illusions de la mémoire

Une conférence d’Elizabeth Loftus

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1230

EXTRAITS

Divers cas de jugements

Elizabeth Loftus évoque tout d’abord les cas de jugements concernant des personnes qui ont passé cinq à dix ans en prison, en raison d’accusations erronées fondées sur de faux souvenirs. La preuve de leur innocence a été apportée par des analyses ADN. Elle dit avoir répertorié plus de 200 cas de cette nature aux États-Unis. Elle évoque ensuite les accusations fondées sur la « mémoire refoulée », et notamment le « cas Ramona ». Holly Ramona est une jeune fille de 18 ans qui, au cours d’une psychothérapie, accusa son père devant les tribunaux de l’avoir violée pendant plus de dix ans. Ce cas, pour lequel Elizabeth Loftus fut citée comme témoin, devint exemplaire des faux souvenirs retrouvés en thérapie, car le père, (vigneron réputé en Californie), retourna l’accusation contre la thérapeute, et gagna son procès.

Des formes de manipulation qui favorisent les faux souvenirs

Elizabeth Loftus cite ensuite les techniques de manipulation qui favorisent les faux souvenirs : visualisation guidée, interprétation des rêves, exposition aux récits de souvenirs des autres, information erronée et photographies truquées. Elle souligne que nous utilisons les détails sensoriels comme des indices de la réalité des souvenirs. Nous croyons ainsi que plus nos souvenirs comportent de détails sensoriels forts et plus ils sont vrais, alors même qu’ils peuvent être inventés. Elizabeth Loftus s’est engagée scientifiquement contre les faux souvenirs d’abus sexuels induits par les psychothérapies de la mémoire retrouvée, et contre les thérapeutes qui conduisent des enfants adultes à accuser leurs parents des pires sévices, après avoir retrouvé des « souvenirs enfouis ». Elle a pris une part prépondérante dans ce qu’on appelle la « guerre des souvenirs ». Elle fut obligée de quitter l’Université de Washington en raison de la polémique autour de ses travaux. Il y a plus de dix ans, elle a publié The Myth of Repressed Memory, false memories and allegations of sexual abuse (1994). Aujourd’hui, elle continue ses recherches en revendiquant le qualificatif de sceptique et dit : « Mon travail qui consiste à étudier la mémoire a fait de moi une sceptique ».

ABUSE-EXCUSE.COM-2010 by Dean Tong

Author and forensic Consultant

Every day the news has a story about another priest, another coach or another father who has sexually abused a child. The outrage felt by the American public has reached a boiling point. How can we ensure that the guilty go to jail while protecting the innocent from false allegations ?

A national hysteria involving pedophilic priests has gripped America. From RICO (Racketeering Influenced and Corrupt Organizations) lawsuits in Missouri to His Holiness, the Pope via the Vatican chiming in that priests should submit to psychological profiling before entering the priesthood, the Church stands to lose millions of dollars. Interview Dean Tong, author and forensic consultant, who will tell your audience that on one hand the catholic church has been neglectful in reporting actual cases of child molest, but on the other hand collateral damage in the form of false accusations can and probably will occur because *the innocents will be guilty by association*. Media: Call 1-800-299-2668 and receive a complimentary copy of Tong's new book ELUSIVE INNOCENCE, a book that every American priest should be reading right now!

(…)

Each year, more than 3 million people are accused of child abuse. TWO THIRDS OF THOSE ACCUSATIONS ARE UNFOUNDED.

http://www.abuse-excuse.com/2010_media.html

Sur le même sujet, taper sur Google : « APA psychological researches about damages sexual abuses by priests ».

#1 mercredi 15 juin 2011 @ 06:12 Lefebvre a dit :

Vous avez raison: ils sont atteint de la trenticaphobie c'est à dire la maladie du chiffre 33 qui représente un pentagone. C'est le numéro du diable et en plus le numéro du péché absolu!

Ils doivent combattre eux mêmes pour espérer rester en vie au moment du jugement final.

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