Plaidoyer toujours d'actualité pour l'École à la Maison

Aujourd’hui, 24 janvier 2012, Christopher Roblin s’apprête à lancer la « Fondation KidKop » pour lutter contre l’intimidation à l’école : un petit bureau de police à l’entrée principale de chaque établissement scolaire.

Dans les années ’70, on parlait de « taxage ». Des élèves de 6e année se battaient à l’arme blanche dans la cour d’école, ce qui faisait l’objet principal des rencontres de parents de tous les cycles, des plus vieux aux plus jeunes.

Von Hayek parle de superstitieux les concepts de « libération personnelle par le rejet des refoulements et de la morale traditionnelle et d’éducation permissive comme voie vers la liberté. »

Est-ce que l’école libre (vraiment libre) à la maison est une superstition qui ne débouche pas sur l’autonomie, l’épanouissement ? Est cause des dérapages de l’école moderne, fruit du « New Age » ? Faudrait voir chez les enfants qui ont vécu cette école libre ou qui la vivent actuellement.

Est-ce commettre un tort incommensurable à nos enfants que de faire l’école libre à la maison ? Un acte antisocial qui mérite une sorte d’excommunication de toute la famille par les conseils de pastorale ?

Les temps ont-ils changé ? Bonne question. Faut être vigilants vis-à-vis des écoles qui, maintenant, veulent surveiller ou aider les parents, premiers éducateurs.

Au postulat qu’il faut un encadrement, une structure externe, je réponds que dans l’éducation libre il y a une structuration de base naturelle qui émerge. À celui qu’il faut une autorité, je réponds que l’autorité se définit par « être l’auteur de ». L’auteur des meilleures conditions bienveillantes des épanouissements, comme le jardinier, le cultivateur.

L’école à la maison commence dès la naissance pour tous les enfants. Il faut s’attendre à ce que ceux qui reçoivent alors une éducation « libre » se développent beaucoup plus que la moyenne. Cela peut faire en sorte qu’ils soient plus facilement objets d’intimidation de tout le milieu scolaire, personnel y compris, s’ils vont à l’école du coin. Je pose comme hypothèse que les enfants doués sont plus sujets à exclusion que les enfants moins doués. Parce que l’école tend à niveler vers le bas.

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