Hubert Reeves est bien du "New Age"

Quelques paroles de Hubert Reeves à Second Regard du dimanche 22 janvier 2012

Quête de sens ? – La religion pour moi c’est le domaine du sens, des valeurs, de ce qui est bon, de ce qui c’est pas bon ?!?

Anthologie des religions sa propre histoire sainte ; ne peuvent pas vivre s’il leur vie n’a pas quelque part un sens.

Problème quand un des domaines envahit l’autre domaine.

Peut-on se passer de transcendance - les salles de concert sont mes églises - dans l’art versus sermon du curé ? Dans l’expression humaine quelque chose qui s’approche du divin – attention aux mots.

Ce n’est pas que je crois en Dieu. Chacun son affaire !

Pas de commune mesure entre réponses, culturelles et celles du christianisme !

Après mort : on n’en sait rien – réincarnation ?

Avantage de la musique ne passe pas par la rationalité - l’intelligence !

Je suis un athée, sauf quand je peins !

Essai de comprendre - Dieu n’est plus ce qu’il était – Dieu qui était cet absolu qui contrôlait tout est devenu une quête intérieure !

Vivre dans le doute, dans le questionnement – Après la mort : on ne nous donne pas de réponses – On nous a donné la possibilité de poser des questions !!

On ne nous a pas donné les moyens d’y répondre ?!!*

Condition humaine : se poser des questions, mais pas les moyens d’y répondre !?*

Espoir – En écoutant de la musique…

Il n’y a pas de chemin !!

Appris beaucoup de choses face aux étoiles – pas donner le sens - le grand trou noir.

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Extrait de GAÉTAN DAOUST, Entre la mort de Dieu et le triomphe de la science : un homme en quête d'identité, L'Agora, vol 1, no 3, décembre 1993.

Quant à l’affaire Galilée, il est temps d’en suivre l’évolution historique. Galilée fut cité par devant le Cardinal Bellarmin et reçut — ainsi que l'on prétend dans le camp catholique — l'ordre formel de ne pas défendre et de ne pas propager la doctrine déjà condamnée pour hérésie. Toutefois on ne peut produire la preuve qu'un ordre semblable ait été réellement donné.

Par la science galiléenne, la modernité procède au "désenchantement du monde", les cieux ne racontent plus la gloire de Dieu, la terre ne porte plus la trace mystérieuse de ses pas, où l'homme pouvait approfondir son propre mystère. "Elle anéantit mon importance", avouera Emmanuel Kant devant l'influence humiliante et rapetissante de l'astronomie copernicienne. Et Nietzsche, qui le cite, estimera que ce n'est pas là l'effet propre de l'astronomie : depuis Copernic, "toutes les sciences" écrit-il, "travaillent aujourd'hui à détruire en l'homme l'antique respect de soi, comme si ce respect n'avait jamais été autre chose qu'un bizarre produit de la vanité humaine".»

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Mes commentaires

Hubert Reeves est du ‟New Age”.

L'existence de Dieu de même que celle d'une vie dans l'au-delà après la mort ne sont pas du tout imposées, ne sont pas objets de croyance, du domaine de la foi, sauf pour ceux qui refusent ou sont incapables de s'en faire la démonstration logique. Ces existences déduites par la raison ne font plus partie du discours contemporain. L'esprit logique n'est pas une question d'ordre scientifique, expérimental. C'est donc d'abord une affaire d'intelligence "philosophique", de raison. Je sais bien qu'aujourd'hui, influencés par le "New Age", on dénigre la raison, pour réduire nos croyances à des affaires d'affectivité, de cœur, d'intériorité.

Toutes les religions ne se valent pas dans la réponse à notre quête de transcendance, dans notre quête de sens.

Par exemple le Christianisme propose un Dieu tout humble, tout pauvre, venu nous prouver que Dieu nous aime comme un Père. Cet amour est tellement sans limites que plusieurs de ceux qui ont entendu parler de ce Dieu-Charité et qui y ont cru, ont eux-mêmes donné leur vie pour défendre cette transcendance. En outre, ce Dieu-Charité nous délivre de la mort et des mauvais esprits qui font tout pour nous couler.

Le Christianisme nous a ainsi élevés au-dessus des anges et nous convie à voir face à face Dieu dans sa vie intime, Père, Fils et Esprit. C’est là un sens de notre vie qui dépasse tout ce qu’on aurait pu imaginer, lui conférant un sens tout à fait inattendu.

Voilà dans le Christianisme un sens grandiose aux questions que toutes les cultures se sont posées et se posent toujours et les moyens qu’il nous a donnés d’y répondre avec preuves à l’appui.

Qu’on en revienne de nous rabâcher la supposée erreur scientifique de la création en sept jours. Personne n’est assez dupe pour croire que l’auteur biblique parle ici de « jours » de 24 heures, mais bien d’étapes dans la formation et l’évolution de la matière (« big bang », galaxies, étoiles, planètes), des plantes, des animaux, de l’homme. Que l’auteur de la Genèse avait comme but évident d’en arriver à situer la place de l’homme dans cet univers grandiose, sa place privilégiée et belle, sa ressemblance à Dieu en tant qu'homme et en tant qu’homme et femme.

L’auteur de la Genèse avait aussi comme but évident d’instaurer un jour de la semaine où l’homme, capable d’amitié avec son Créateur par son esprit, lui consacrerait un jour pour être en relation avec Lui (prière, méditation, sabbat, puis dimanche, messe).

Le récit de la création en sept jours avec le septième, jour de repos, a bien fonctionné : nos semaines de sept jours, ayant chacun le nom de planètes et le septième, le nom du Jour du Seigneur (dimanche), n’en sont-ils pas le témoignage ?

Selon le ‟New Age”, ne serait-il pas temps d’abolir les semaines de sept jours ? Pourquoi pas des semaines de cinq jours, de dix jours ? Avec des noms de galaxies, de trous noirs ?

Quant au cas Galilée, il est grand temps de s’en remettre, de ne pas en rester collé au 16e siècle, de voir la suite de l’histoire, de se mettre à jour. Le 3 juillet 1981, Jean-Paul II a désigné une commission d'étude chargée de réexaminer l'affaire Galilée, afin de reconnaître les erreurs commises par l'Église. Le 31 octobre 1992, il a reconnu les erreurs de la plupart des scientifiques et des théologiens de l’époque dans la condamnation de Galilée en 1633. De plus, une telle affaire ne risque plus de se reproduire aujourd’hui : l’Église ne fait plus de condamnations de « scientifiques » pour hérésie.

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