Tempête dans un verre d'eau

Mon commentaire « Tempête dans un verre d'eau » a paru dans « Branchez-vous.com/info/opinions/evenement/2009/03/Sous la rubrique « Dieu n'existe probablement pas » N.B. L'accès direct à cet article publié dans ce journal de l'EST n'est plus possible, à moins, peut-être, de consulter les archives.

L’existence de Dieu — et qui il est — ne sont pas des vérités de Foi, des vérités à croire. Dieu n’est pas objet de croyance. C’est une question de philosophie naturelle.

Je me limiterai au patrimoine culturel religieux québécois. Comment en est-on arrivé ici où le nombre de « croyants » est encore très élevé (83%), à croire que l’existence de Dieu — et qui il est — soient une question de croyance?

Le fait de l’existence de Dieu et sa connaissance (ses attributs, qui il est) ne font pas partie de la Foi. Depuis fort belle lurette. Depuis au moins Aristote, repris par Thomas d’Aquin. Ceux qui ont fait un peu de philosophie — aujourd’hui dans les CEGEP, c’est une matière générale qui fait partie du diplôme — en ont peut-être entendu parler.

Eh oui ! L’existence de Dieu, qui, soit dit en passant, veut tout simplement dire « Lumière », est objet de raisonnement. On peut le nommer de différentes manières : Lumière, Vérité, Vie, Mon être Supérieur, Le Grand Manitou… Pas besoin de grandes révélations, ni même de la Bible ou du Coran ou du Bouddhisme... À moins d’être doté d’une intelligence dysfonctionnelle.

Pour la façon dont on arrive à se convaincre de l’existence de Dieu par simple raisonnement, l’article « Peut-on prouver l’existence de Dieu par la raison ? » paru sous la rubrique « Questions essentielles » sur le site « catholique.org » développe brièvement de cette capacité. Il se base, entre autres, sur l’Encyclique de Jean-Paul II « Fides et Ratio ».

Un passage du document, qui vient d’être suggéré, dit qu’il s’agit d’une connaissance par l’effet. Que cette démonstration ne peut pas parvenir à nous dire pourquoi la conclusion est vraie, mais elle peut néanmoins affirmer avec certitude qu’elle est vraie.

Cette forme de démonstration incite à la poursuivre constamment, à consolider à jamais notre conviction, à la détailler. C’est donc dire que le doute stimulateur fait partie du processus. Nous sommes tous athées. Une Mère Teresa qui doute : tout à fait normal et sain. Ceux qui se disent athées sont des gens qui se posent les vraies questions, des gens en pleine recherche, des gens que je préfère à ceux qui ont la « foi du charbonnier ».

Ce qui est de foi, fondé sur des croyances transmises par l’Église, le Peuple (de Dieu), c’est la croyance en une personne à la fois Dieu et Homme, Jésus-Christ : ça c’est fort. Le fait qu’il se soit dit Fils de Dieu lui a valu la peine capitale. Mais il est ressuscité (incroyable). Étant le premier né d’entre les morts, il nous a promis de nous ressusciter à notre dernier jour (ça c’est le comble, difficile à avaler).

Le Cardinal Raztinger, devenu Benoît XVI, a déjà écrit : « Dieu souffre et meurt. » La souffrance, la maladie et la mort sont des phénomènes que nous observons dans la nature universelle, du moins terrestre. Ne peut-on pas alors conclure que les souffrances humaines, les maladies, la mort sont des perfections que l’on retrouve en Dieu lui-même? Parce qu’elles sont des lieux de rencontre, de service, de Charité. Apprendre à faire l’éloge de la souffrance et de la mort, à cause des merveilleux fruits qu’elles produisent, nous procurerait peut-être une grande paix.

Jean-Paul Bachand
Licencié en Pédagogie des Sciences religieuses
Psychologue

#1 samedi 04 juin 2011 @ 18:37 Jean-Paul Bachand a dit :

@ Sylvain
« C'est curieux que mon commentaire du 6 mars intitulé "Une tempête dans un verre d'eau", soit classifié parmi "les intégrismes religieux" qui, tous, sont la misère du genre humain. Faudrait revoir la définition d' "intégrisme religieux".

À ce compte-là, tout humain étant religieux, nous sommes tous intégristes. Athées y compris. A fortiori, tous les chrétiens qui confessent leur Credo, y compris ceux que l'on peut voir et entendre tous les dimanches à la messe télédiffusée de Radio-Canada. Tous des intégristes religieux.

Quand Benoît XVI dit ces quatre mots : "Dieu souffre et meurt.", est-il intégriste ? Je dirais qu'il verse dans l'anthropomorphisme, qu'il voit Dieu à partir de la condition humaine.

Dans le livre "Dieu est chair" que j'ai écrit et qui tourne sur Internet depuis 2003 (on peut le télécharger gratuitement), personne n'a qualifié mes positions d'intégristes, mais plutôt d'anthropomorphiques, ce qui est bien le contraire d'intégristes. »

Le 13 mars 2009

#2 samedi 04 juin 2011 @ 18:18 Sylvain a dit :

@ Jean-Paul
« jp, take a deep breath! Tous les intégrismes religieux sont la misère du genre humain. »

Sylvain
MBA, M Sc (gestion de projet), libertaire, athée, blogeur libre

Le 8 mars 2009

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