Le respect dû aux enfants

Ma prise de position

Les enfants « éduqués » d'une façon libre, sans contrainte et sans punitions, ni de cours formels (école à la maison) ne manifestent ni cruauté, ni quelque tyrannie que ce soit. Je ne crois pas à l'éternel débat sur l'homme qui naît bon ou mauvais. Je dis qu'il naît en prêtant flanc à des blessures.

Les enfants « éduqués » dans le respect de ce qu'ils sont véritablement, des êtres intelligents et des enfants de Dieu, sont des personnes respectueuses, engagées socialement. Nous n'avons jamais à les « encadrer » : ils s'encadrent eux-mêmes. Nous sommes les témoins de ces « autoencadrements », lesquels font aussi partie des apprentissages.

Ce n'est pas le laxisme qui pourrit nos enfants, mais le manque de respect qui leur est dû. Car le respect ne s'impose pas, il s'instille par le respect qu'on manifeste.


Fondement évangélique du respect dû aux enfants

Les disciples ayant demandé à Jésus qui occupera le premier rang dans le royaume des cieux, il appelle un petit enfant, le place au milieu d'eux, et déclare que s'ils ne deviennent semblables aux petits enfants, ils n'entreront point dans ce royaume. Ainsi le plus humble sera le plus grand.

Pour prouver combien ces petits et ces humbles sont précieux devant Dieu, Jésus déclare qu'il regarde comme fait à lui-même tout accueil sympathique dont l'un d'entre eux est l'objet ; et qu'au contraire, celui qui scandalise un seul de ces petits, il vaudrait mieux pour lui qu'il fût précipité dans la mer.

De tels scandales inévitables dans ce monde, mais malheur à l'homme qui les occasionne ! Faites pour les éviter les plus douloureux sacrifices ! Le salut ou la ruine éternelle sont à ce prix.

Ces petits sont si précieux devant Dieu, que vous devez vous garder d'en mépriser aucun, car leurs anges se tiennent en présence de Dieu pour les protéger ; bien plus, le fils de l'homme est venu pour les sauver, semblable à un berger qui, ayant cent brebis et en voyant une égarée, laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres, va la chercher et la ramène avec joie. Ainsi Dieu ne veut pas qu'aucun de ces petits soit perdu.

L’enfant est exposé, par nature, au risque d’une utilisation injuste ou irréfléchie, voire néfaste ou destructrice, de l’autorité que les adultes exercent sur lui, de droit ou de fait. Veiller à le préserver de toute manipulation et de toute exploitation et favoriser la satisfaction de ses droits élémentaires à être nourri, soigné, éduqué, en un mot, aimé, constitue un devoir impératif.

Extraits du site http://avecmariepourjesus.e-monsite.com/


Le scandale des petits dans l'Évangile

La façon d'enrayer un fléau comme celui de l'intimidation à l'école, de briser ce cercle vicieux des enfants cruels, tyranniques, maitres chanteurs, c'est d'anéantir cet esprit de répression, de punition en éducation, esprit qui se transmet de génération en génération. Il s'agit de détruire cette bêtise, ce péché de base, originel, le scandale de l'enfant. La religion chrétienne est centrée sur l'enfant. L'Évangile dit qu'il eut mieux valu que celui qui scandalise un enfant, qui est pour lui une pierre d'achoppement, une occasion de péché, comme l'intimidation à l'école, ne fut pas né ; qu'il mérite qu’on lui attache un bloc de ciment au cou et qu’on le précipite au fond de l’eau.

La façon d'enrayer l'intimidation à l'école, c'est de ne pas scandaliser les tout-petits, c'est de leur laisser la paix, de ne pas les scandaliser, les gronder, les punir, les contrôler, les surprotéger. C'est de ne pas leur prêter de mauvaises intentions, de mauvaises tendances, de mauvais instincts ; de ne pas s'impatienter devant leur élan de vie, mais de s'amuser, de jouer avec eux, d'entrer dans leur jeu d'une façon “enjouée”.

Le bébé gâté n'est pas celui qu'on pense : c'est le bébé non respecté, le bébé puni, scandalisé.


L'obéissance à Dieu, fondement de la vraie liberté

C’est précisément l’obéissance qui donne la liberté. L’époque moderne a parlé de la libération de l’homme, de sa pleine autonomie, et donc également de sa libération de l’obéissance à Dieu. L’obéissance ne devrait plus exister, l’homme est libre, il est autonome: rien d’autre. Mais cette autonomie est un mensonge: c’est un mensonge ontologique, car l’homme n’existe pas par lui-même et pour lui-même, et c’est également un mensonge politique et pratique, car la collaboration, le partage de la liberté est nécessaire. Et si Dieu n’existe pas, si Dieu n’est pas une instance accessible à l’homme, il ne reste comme instance suprême que le consensus de la majorité. En conséquence, le consensus de la majorité devient le dernier mot auquel nous devons obéir. Et ce consensus – nous le savons depuis l’histoire du siècle dernier – peut également être un « consensus du mal ».

Nous voyons ainsi que la soi-disant autonomie ne libère pas véritablement l’homme. L’obéissance à Dieu est la liberté, car elle est la vérité, elle est l’instance qui nous place face à toutes les instances humaines.

Il existe des formes subtiles de dictatures: un conformisme qui devient obligatoire, penser comme tout le monde, agir comme tout le monde, et les agressions subtiles contre l’Église, ainsi que celles plus ouvertes, démontrent que ce conformisme peut réellement être une véritable dictature.

Aujourd’hui, nous avons souvent un peu peur de parler de la vie éternelle. Nous parlons des choses qui sont utiles pour le monde, nous montrons que le christianisme aide également à améliorer le monde, mais nous n’osons pas dire que son objectif est la vie éternelle et que de cet objectif proviennent ensuite les critères de la vie.

Extraits de l'homélie du 15 avril 2010 de Benoît XVI http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/homilies/2010/documents/hf_ben-xvi_hom_20100415_pcb_fr.html

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