Le Cardinal Marc Ouellet dans la liste des « salopards »

À la veille d'un conclave où l'ancien Archevêque de Québec, le Cardinal Marc Ouellet, est un papabile, le SNAP l'a inscrit dans sa liste des douze « salopards ». L'on peut parler ici d'une forme d'acharnement contre l'Église.

À mon avis, France Bédard, qui s'acharne sur le Cardinal Ouellet, me semble exagérer quand elle tente de faire la preuve dans les médias des sévices sexuels subis il y a déjà plusieurs lunes. Il est très difficile de discriminer la part des dommages venant d'un acte de pédophilie des autres dommages dont souffre la population en général. Dès lors, il est facile de dramatiser et d'amplifier les dommages causés par les délits sexuels subis et de tomber dans une forme d'hystérie collective. De plus, il y en a qui ont plus de « résilience » que d'autres.

Le phénomène de la pédophilie est de 1 % chez les gens d'église contre 4 % dans la population en général. C'était la coutume du temps de ne pas judiciariser les délits sexuels. Sur dénonciation, la police arrêtait des prêtres ou des laïcs, mais cela n'allait pas plus loin. Quant aux prêtres, l'évêque s'en occupait : semonce, changement de milieu. C'était accepté comme tel dans le temps. N'y a-t-il pas là une forme de jurisprudence ? Aux avocats de se lever et de se prononcer.

Certains membres des gens d'église, vivant en communauté et ayant des élèves pensionnaires, n'avaient d'autre exutoire que de s'en prendre à ceux à leur portée. Quant aux prêtres séculiers, certains pouvaient avoir une maîtresse ou vivre clandestinement avec une femme. Cela explique pourquoi on entend parler davantage des dénonciations dans les anciens pensionnats.

Pourquoi ne pas commencer à entreprendre une saga de dénonciations contre tous les « mon oncle », les cousins, les pères, les grands-pères ? N'y aurait-il pas des femmes aussi à dénoncer ? Pourquoi deux poids, deux mesures ? Aussi contre les témoins, dont une majorité de femmes, qui ont laissé faire ces délits sexuels, qui ne les ont pas dénoncés à la police ? Pourquoi ces personnes d'autrefois ne seraient-elles pas responsables aujourd'hui de leurs secrets ?

Ça frise le ridicule, non ? Une loi fédérale pourrait résoudre le problème qui fait boule de neige : une prescription après, par exemple, 30 ans, sur ce genre de délit, comme cela existe dans d'autres pays.

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