À propos de la réincarnation et de la résurrection

Je crois que les questions de morale nous empêchent de se centrer davantage sur l'essentiel du fait historique chrétien, celui de la résurrection de Jésus-Christ, le premier-né d'entre les morts. Ce fait historique est de nature à enrichir le fait de la réincarnation : ressusciter n'est-il pas se réincarner ?

 La résurrection du Christ a été de tout temps, depuis 2000 ans, mise en doute, tellement c'est incroyable. Les premiers incrédules devant ce fait sont les proches eux-mêmes du Christ. J'aimerais suggérer ici un document qui tente de surmonter cette difficulté de croire en ce phénomène historique. En voici la référence internet : http://www.eudmtl.org/nvntlight/nl03200404.htm



J'aimerais également suggérer le visionnement de l'ensemble des vidéos de François Brune. Particulièrement celle sur la communication des vivants et de ceux qu'on appelle les morts : http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=lXZl40pMLQ0



Et particulièrement aussi, la vidéo où François Brune parle de la réincarnation (à noter à partir de la 8e minute du début de la vidéo, lorsqu'il parle d'une sorte d'osmose entre tous les personnes humaines décédées et celles encore sur terre — ce qu'on désigne par la « communion des saints, des baptisés » — formant un grand corps dont la personne du Christ est la tête, dont toutes parties interagissent entre elles) : http://www.youtube.com/watch?v=2QduHWHdR8o

Mon but n'est pas de convertir, mais, selon ma façon courante de m'exprimer, « d'enlever les mauvaises herbes », de dire les faits souvent mal connus à propos de l'autre côté de la médaille de la réincarnation, à savoir de la résurrection.

La liberté d'esprit est importante pour moi, qui l'ai appliquée dans les apprentissages de nos enfants (école libre à la maison, sans cours, ni examens, ni punitions). Apprentissage par l'expérience, par le vécu.

Dans le blogue « Mon leitmotiv », je dis :
« Il n'y a d'obligatoire que la liberté : c'est la condition nécessaire au développement de tout être humain. Cette liberté rend possible la capacité de penser par soi-même, base de l'ouverture à l'autre. Ainsi, dans un échange d’idées, chacun peut avoir un point de vue différent sans pour autant rompre la communication. Et aussi, pas d'identité sans liberté… »

Lors du Concile Vatican, l'Église-institution a discouru sur l'importance capitale et première de la liberté dans la recherche et la découverte de la vérité, surtout sur des sujets de fond, de la primauté de la conscience.

Dans le document sur la « dignité humaine » produit en 1965, elle affirme :
« Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus (…) de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience (…). Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement réel dans la dignité même de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même (2).
(…)
Mais la vérité doit être cherchée selon la manière propre à la personne humaine et à sa nature sociale, à savoir par une libre recherche, par le moyen (…) de l’échange et du dialogue grâce auxquels les hommes exposent les uns aux autres la vérité qu’ils ont trouvée ou pensent avoir trouvée, afin de s’aider mutuellement dans la quête de la vérité ; la vérité une fois connue, c’est par un assentiment personnel qu’il faut y adhérer fermement. »

L'on a bien raison de percevoir la réponse de la réincarnation comme aux antipodes de celle de la résurrection et ainsi de ne pas y voir de lien. Les deux avenues ont cependant un point en commun : que se passe-t-il après la mort non seulement imminente, mais irréversible ?

Les gens qui reviennent d'une EMI nous donnent un aperçu du commencement du passage vers l'au-delà ; ils ne vont pas plus loin que le vestibule. Car la mort qui va au-delà de l'imminence est un processus qui prend environ trois jours. Tous les jours des gens meurent en dépassant la première étape et ne reviennent pas. J'imagine que dans le cadre de la réincarnation, ils prennent un autre corps après ces trois jours.

Quant au cas de Jésus, regardons le phénomène à froid, en examinant les faits seulement. Sa vie ou apparitions après ses trois jours au tombeau n'est pas un cas de simple EMI. Il a été réellement mis à mort, c'est un fait historique, reconnu par plusieurs témoignages, dont ceux des quatre évangélistes et celui de l'historien de l'époque, Flavius Josèphe. Qui pourrait survivre au-delà de l'EMI à un coup de poignard en plein cœur ? C'est plus que de casser les jambes à un crucifié afin qu'il ne puisse se relever pour prendre une respiration. Y a-t-il des cas d'EMI qui ont vécu plus que la morgue, à savoir l'embaumement et la mise dans un tombeau ou caveau ?

Après cette mort de trois jours passés dans un tombeau, fermé par une très lourde pierre, gardé par des soldats romains, Jésus n'est pas revenu vivre d'une façon permanente avec les siens pour mourir plus tard. Quand il venait participer à un bout de vie avec eux, comme prendre un repas sur le bord de l'eau, en mangeant du poisson, il apparaissait soudainement. De prime abord les siens ne le reconnaissaient pas parce qu'il avait un corps transformé, un corps dit spirituel, subtil, énergétique. Ce qui n'est pas le cas des personnes ayant vécu une EMI.

Ils trouvent le bonheur ceux qui croient librement sans avoir pu constater, comme Thomas, d'une façon bien concrète, que c'était bien le Christ qui était revenu à une vie nouvelle, différente, dépouillée de sa fragilité. Ils trouvent le bonheur ceux qui croient en se fondant sur les témoignages solides, transmis de génération en génération depuis 2 000 ans. Et qui surmontent ainsi l'absurdité de la mort.

L'expérience de la réincarnation a sa place dans la recherche d'un sens à cette absurdité de la mort, absurdité qui engendre une peur incommensurable, sous jacente. Sachant qu'on est déjà passé par la mort, on se rassure durant la nième vie en se disant qu'on sait d'avance ce que la mort nous réserve. Et peut-être surtout, l'on sait que l'on finira par être totalement heureux, sans cette possibilité affreuse, dans le cadre du processus de la résurrection, d'une possible damnation éternelle.

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