L'enfer, raison du rejet du Christ, de son Évangile, de son Église

Voici une histoire vécue qui illustre la raison du rejet du Christ, de son évangile, de son Église.

Dans une salle d'attente bondée de monde, une femme inconnue, d'âge moyen, est venue s'asseoir près de moi. D'emblée, elle me parla de religion. Quel souffle l'a ainsi poussée vers moi? Elle me dit tout de go que les religions se valaient toutes du fait que toutes parlent de l'amour des autres. Elle ajouta, en me tapant sur l'épaule, qu'il était impossible que Dieu, tout Amour, envoie des gens en enfer. Je lui répondis qu'au nom du Dieu-Amour, elle rejetait avec raison l'idée de percevoir Dieu comme un être sadique.

Je précisai que Dieu n'envoie personne en enfer, que ce sont les personnes elles-mêmes qui se coupent de Dieu en rejetant Jésus Christ. Elle me quitta sur-le-champ sans plus jamais jeter un regard sur moi, et se mit à parler à d'autres personnes. Je ne sais si elle s'est ravisée quelque peu plus tard, une grâce spéciale l'ayant touchée.

La mise au rancart de la révolte de Lucifer et des anges qui l'ont suivi, devenu pour nous Satan et ses démons, est, pour les gens influencés par notre époque humaniste et du New Age, le motif principal du rejet du Christ et de son commandement premier de l'amour de Dieu, fondement de l'amour du prochain, cela pour nous sauver justement de l'enfer où Satan et ses suppôts font tout pour nous y amener, par la ruse et le mensonge.

Le New Age met de côté le fait que le Christ commande, comme moteur de l'amour des autres, l'amour premier de Dieu et d'aimer son prochain comme Jésus nous a aimés. L'humanisme actuel se range du côté de notre époque égocentrique qui retient encore que la règle de l'amour des autres est celle de les aimer comme soi-même.

Le New Age et l'humanisme actuel font table rase du fait que le Christ et l'Église qu'il a fondée sur Pierre, pécheur qui l'avait renié trois fois, nous permet d'échapper à la mort éternelle, à l'enfer, où les anges déchus tentent par tous les moyens de nous y entraîner.


AJOUT DU 1ER NOVEMBRE 2014

Benoît XVI a écrit pour la première fois depuis sa démission un discours dans lequel il affirme que toutes les religions ne se valent pas. Voici le lien du texte intégral : http://benoit-et-moi.fr/2014-II/benoit/la-lectio-de-benoit-xvi-a-lurbanienne.php


En voici un court extrait :

Aujourd'hui, beaucoup, en effet, sont de l'idée que les religions devraient se respecter mutuellement et, dans le dialogue entre elles, devenir une force commune de paix conjointe. Dans ce mode de pensée, la plupart du temps on prend pour hypothèse que les différentes religions sont des variantes d'une seule et même réalité; que la «religion» est le genre commun, qui prend des formes différentes selon les différentes cultures, mais exprime toujours la même réalité. La question de la vérité, celle qui à l'origine motiva les chrétiens plus que toute autre chose, est mise ici entre parenthèses. On présuppose que la vérité sur Dieu, en dernière analyse, est inaccessible et que tout au plus on ne peut rendre présent ce qui est ineffable qu'avec une variété de symboles. Cette renonciation à la vérité semble réaliste et utile à la paix entre les religions dans le monde.

Et pourtant, elle est mortelle pour la foi. En effet, la foi perd son caractère contraignant et sa gravité, si tout se résume à des symboles au fond interchangeables, capables de renvoyer seulement de loin au mystère inaccessible du divin.

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