La virginité de Marie : Essai d'interprétation

Marie met au monde un fils, le Fils de Dieu lui-même.

Pourquoi une vierge ? La seule entre toutes les femmes, depuis Ève jusqu’à la fin des temps. Qui enfante par l’opération de l’Esprit Saint ?

Une vierge dans les faits et non pas une vierge mythique comme il en existe dans d’autres cultures, qui aiment aussi les sacrifier aux dieux.

Pour comprendre la raison de cette réalité, il faut remonter à Ève qui a eu à faire le choix entre le Dieu Trinitaire ou Famille, tout humble par son Fils et le Dieu de l’orgueilleux Satan, obsédé par le Dieu tout puissant, ne pouvant admettre un Dieu qui préfère les êtres intelligents les plus petits, ceux des familles humaines qui lui ressemblent le plus.

Ève opta pour la proposition de Satan, nous dit l’Écriture. Elle entraina son mari, Adam dans ce choix. Ainsi, leur rapport d’amitié avec le Dieu Famille fut rompu. Mais déjà Dieu tenta de récupérer cette amitié. Déjà, il prit les devants. Une femme écrasera l’orgueil de Satan.

Cette faute, cette séparation d’avec Dieu, commise dès l’origine de l’humanité, devint héréditaire, de générations en générations, cela, jusqu’à la fin des temps. Pour rompre cette hérédité, Dieu se chercha une femme exclue de cette hérédité, dès sa conception. Une conception immaculée, totalement en lien avec Dieu, fidèle à Dieu, en pleine confiance en Lui. De sorte qu’elle a pu concevoir en chair et en os le Fils de Dieu, cela par Dieu lui-même, par la puissance de son Esprit.

L’Église ne parle pas d’hérédité, mais de propagation et avoue ne pas savoir comment cette propagation opère.

La science psychologique peut peut-être nous être ici de quelque secours. Elle a réussi à démontrer que les types de personnalité sont fort transmissibles. Que, par des modifications de comportements au cours de quelques générations, on pouvait inverser complètement une personnalité, par exemple, d’une personnalité agressive à une personnalité pacifique et vice-versa.

La science psychologique découvre de plus en plus les apprentissages faits in utero, comme le langage, les mathématiques. Si une paramécie a une certaine forme d’intelligence, comme de se diriger vers la lumière, on peut peut-être en arriver a fortiori à découvrir quelle influence agit sur le développement de la première cellule humaine, comme celle de l’attitude (l’esprit) de ses parents envers elle.

La propagation reconnue par l’Église ne serait-elle pas la primauté accordée aux influences précoces des parents sur l’enfant de 0 à 6 ans, dès sa conception? Ces influences à répétition, en l’espace de quelques générations, deviendraient génétiques, inscrites dans les gènes.

C’est ainsi que la propagation jouerait son rôle pour atteindre indirectement l’hérédité biologique.

Alors, c’est ainsi que Marie, préservée de toute malignité par la puissance de son Fils lui-même, puissance instrumentalisée par ses propres parents, Joachin et Anne, est devenue Mère de Dieu et Mère de tous les hommes et de toutes les femmes dans leur rapport d’amitié avec Dieu, mettant un terme à cette hérédité ayant blessé notre amour pour Lui.

On pourrait à juste titre se demander pourquoi Joseph est exclu de cette dynamique de transmission de la vie à Jésus. Pourquoi lui aussi n’aurait-il pas été exclu de cette hérédité, dès sa conception? Une conception immaculée, totalement en lien avec Dieu, fidèle à Dieu, en pleine confiance en Lui.

Une première raison est que Jésus-Christ a déjà un Père dans les cieux. La seconde serait qu’Adam n’ayant pas choisi directement, le premier, la proposition de Satan, à savoir de mettre en valeur les êtres qui savent se tenir debout tout seuls et de s’en glorifier, d’avoir une attitude d’orgueil, de se centrer sur soi-même et non pas sur son prochain.

Ce serait donc parce qu’Adam n’est pas le principal responsable de l’hérédité de la séparation d’avec Dieu. Cette responsabilité est dévolue à son épouse, Marie. Il lui reste cependant son rôle de protecteur de la famille, son rôle de pourvoyeur.

Comme conséquence d’avoir suivi Ève pour Adam, Joseph accomplit son rôle de père auprès de Jésus, même s’il ne l’a pas engendré lui-même. Pour ne pas permettre à sa propre hérédité de jouer son rôle? Il accomplit également son rôle de mari auprès de son épouse.

Marie est la nouvelle Ève, mais, curieusement, Joseph n’est pas le nouvel Adam. Ici, c’est le fils, Jésus, qui est le nouvel Adam.

Marie a été assumée dans l’au-delà, comme nous l’aurions tous été si Ève n’avait pas suivi Satan. Mais Joseph est mort comme nous tous. Le fils Jésus, Lui, a connu la mort, puis est passé dans l’au-delà, d’où il reviendra à la fin des temps.

Donc, pas de transmission héréditaire par acte conjugal dans cette Sainte Famille terrestre. Mais transmission héréditaire par propagation spirituelle, ayant au centre l’amitié avec Dieu, ce qui engendre un immense respect de chacune des trois personnes entre elles. Un respect total de Charité.

Si Adam et Ève n’avaient pas péché, la virginité ne serait pas devenue une valeur encouragée, supérieure à l’état de mariage. Les vierges et martyres auraient été sans fondement.

Péché originel ou pas, cela n’a rien à voir avec le fait que Dieu soit un pur esprit ou non. Cependant, la faute nous est heureuse parce qu’elle nous a valu un tel Sauveur, né d’une femme, vierge, montrant plus clairement ainsi le rapport entre notre sexualité, maintenant rétablie dans toute sa valeur première, et celle, infiniment pure, de Dieu Famille.

Ô heureuse faute qui nous permet maintenant de dire avec plus de conviction que « Dieu est Chair ».

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