AU-DELÀ DE NOS PÉCHÉS ENFONÇANT LES CLOUS DE JÉSUS CRUCIFIÉ

Méditation mise sur papier

Voici mes commentaires sur le document de RICHARD ROHR’S, Daily Meditation, Non violence, 14 octobre 2016. Cette méditation au pied de la Croix est excellente. Il est vrai que nous sommes portés à rejeter sur les autres nos propres défauts. À trouver des boucs émissaires. Cela est bien humain. Quelques extraits du document illustrant cette tendance le démontrent : “People who haven’t come to at least a minimal awareness of their own dark side will always find someone else to hate or fear” (…) “in Leviticus 16 we see the brilliant ritualization of what we now call scapegoating, and we should indeed feel sorry for the demonized goat.” (…) “… just as European Christians did after burning a supposed heretic at the stake of Americans whites did after the lynching of black men. Whenever the “sinner” is excluded, our ego is delighted and feels relieved and safe. It sort of works, but only for a while. Usually the illusion only deepens and becomes catatonic, blind, and repetitive — because of course, scapegoating did not really work to eliminate the evil in the first place.”

J’irais plus loin dans cette méditation, à l’aide de la psychologie. Je me méfierais de la culpabilité que cette tendance projective peut engendrer. La culpabilité est l’ennemi numéro un de tout changement dans un travail sur soi.

Observer les comportements cognitifs afin de trouver les moyens de les modifier d’une façon sereine, sans auto-accusation. D’examiner plutôt comment les éteindre en les remplaçant par des comportements incompatibles, par exemple par des comportements d’appréciation d’autrui.

Dans une approche de méditation chrétienne catholique, j’estime qu’il serait bon de la poursuivre en réfléchissant sur le fait que Jésus a pris sur Lui le péché du monde, qui est de se passer de Dieu, qui est refus de l’amitié, de la grâce qui conduit à la mort, pour se centrer sur cette mort qui est un passage obligé vers la Vie, vers la Résurrection.

Qu‘on rejette Dieu à cause de l’esprit du mal, mais qu’en voyant Jésus sur la Croix en souffrir, qu’on se sente attiré par Lui. « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi. » Tout le monde. Après nous avoir lancé à la figure une nouvelle façon de voir contraire à nos propres schémas de pensée, respectant notre liberté, condition sine qua non de l’amour, Jésus se retire, il meurt. Mais cette mort sur la Croix est la plus grande preuve d’Amour libre que Dieu puisse nous donner par son Fils fait homme. « Il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime. »

C’est sur cette vision positive d’un Jésus qui me sollicite avec empressement de me convertir vers Lui (de me virer de bord à 180 degrés), en contradiction avec la pulsion contraire plus ou moins transmise par nos parents, à partir des premiers.

L’exploration et l’explication du phénomène de la recherche de boucs émissaires à travers l’histoire, comme des mouvements de foule, relèvent de l’anthropologie, de la sociologie, de la psychologie sociale.

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