LE SENS DE LA MORT

Méditation

Depuis des millénaires, nous avons perdu le sens de la mort.

Nous la voyons surtout sous l’angle d’une punition de la part de Dieu parce que nous ne respectons pas ses commandements, que nous péchons, malgré nous à cause de la faute de nos premiers parents qui ont mangé du fruit défendu.

Selon la façon habituelle de voir, Dieu se vengerait du fait que l’on refuse de l’aimer selon ses conditions à lui, conditions qui nous semblent égocentriques, narcissiques. Obligés de l’aimer : c’est incohérent. L’Amour par définition se doit d’être libre, inconditionnel, un don absolu de soi-même, nécessitant d’abord d’être pleinement soi-même.

Il y a, dans ce mode de pensée, quelque chose qui cloche.

Essayons de voir autrement.

Le premier commandement de Dieu est que notre amour pour Lui ait préséance sur tous les autres : « Un seul Dieu tu adoreras, Et aimeras parfaitement ». Nous avons besoin de nous le faire redire, car les dieux nous harcèlent sans cesse en jouant sur notre esprit magique pour conjurer le sort.

Quelles sont les conséquences de cet esprit magique ? La volonté de contrôle de sa vie, de la vie, supposément pour plaire et calmer l’esprit des dieux perçus comme exigeants.

Au tout début, la science n’étant pas raffinée comme aujourd’hui, l’on sacrifiait aux dieux au moins le fils premier-né. Eh oui! On amenait son fils aîné d’environ 5 ans au stade pour le remettre aux grands-prêtres chargés de le tuer selon un rituel bien rodé. C’était la coutume des peuples appelés « païens », mot qui provient de « paysans, dans le sens de « primitifs ».

Abraham, notre père dans la foi, a renoncé à cette coutume de sacrifier son fils premier-né. Dieu ne l’a pas blâmé pour avoir tenté de le faire. Il est difficile de ne pas faire comme tout le monde, de ne pas suivre les coutumes sociales.

Jésus-Christ est venu parfaire la Loi. Premier commandement : aimer Dieu de toutes ses forces, de toute son âme, de tout son esprit. Et le second qui lui est égal, aimer son prochain (cela inclut en premier lieu les proches comme le dit le mot prochain), non plus seulement comme soi-même, mais comme on aime Dieu. Et plus tard, Il dira, de s’aimer les uns les autres « comme je vous ai aimés, c’est-à-dire, jusqu’à donner sa vie pour l’autre.

Replaçons alors la mort dans son contexte global.

Dans son plan, Dieu nous a créés chair et esprit comme Lui afin que nous puissions l’aimer, Lui, l’être éternel, sans limites.

Par le credo nous croyons à la résurrection de la « Chair » (il est bien dit de la « Chair »). Et aussi à la Communion des Saints, c’est-à-dire à l’union de tous les Baptisés, de tous ceux qui, par l’eau ou le sang ou le désir, se reconnaissent dans le Père, le Fils et le Saint Esprit.

Qu’en est-il de cette résurrection de la Chair? La théologie récente, depuis le Concile Vatican II, enseigne une résurrection immédiate au moment de la mort. Sous forme d’un corps spirituel, dont parle par ailleurs Saint Paul.

Comme dit également François Brune, les cimetières sont vides.

La personne décédée a fait le saut dans l’éternité, avons-nous coutume de dire à partir des notions philosophiques. Dans l’éternité, hors du temps, dans l’œvum.

Alors, on pourrait s’inspirer des découvertes du mathématicien Einstein, de sa théorie sur la relativité. Le temps est relatif; il n’est pas le même, dépendant de l’endroit où l’on se trouve dans l’univers connu. Les trous noirs l’absorbent; l‘éternité se situe dans une autre dimension. Cette dimension peut pénétrer la nôtre. Comme dit François Brune, il y a peut-être une piscine qui s’interpénètre dans notre maison.

Une autre science à laquelle on peut maintenant recourir, c’est à la physique quantique. Je laisse cela aux spécialistes pour connaître de nouvelles avenues sur le comment vit l’homme qui vient de ressusciter au moment de sa mort.

Il est en route pour obtenir un corps glorieux, c’est-à-dire, un corps de lumière. Quelles sont les propriétés de la lumière? C’est de voyager à une vitesse très grande, beaucoup plus que celle du son.

Le son voyage à près de 1 000 km/à l’heure, soit à env. un quart de km à la seconde; la lumière à près de 322 millions de km à la seconde (soit 8 fois le tour de la terre à la seconde).

On peut dire que sur notre planète, la lumière est instantanée; tout comme les ondes radios. Les télécommunications à travers notre planète sont pratiquement instantanées. Par exemple, le temps de la parole de la bouche au microphone et du haut–parleur ou des écouteurs à l’oreille est beaucoup plus long que, par exemple, de Montréal au Canada à Sydney en Australie.

Si on applique ces concepts aux corps glorieux, cela nous donne une petite idée des communications qui peuvent exister entre les personnes ressuscitées et dont le corps est glorieux, fait de lumière.

Ceux qui disent que la Science n’a rien à voir avec la Religion peuvent aller se rhabiller.

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