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Transformons nos écoles

Le suicide de Marjorie Raymond est la pointe de l’iceberg. C’est le signe que nos enfants et adolescents sont malheureux à l’école. Il y en a qui sont très malheureux. Qui en viennent à haïr aller l’école, à avoir peur d’y aller. Qui tombent en grave dépression. Une école qui n’est plus adaptée à notre temps. Dépassée.

Pourquoi, jusqu’à aujourd’hui ne serait-il pas possible de transformer radicalement nos écoles traditionnelles ? De les transformer en dimension plus humaine, plus libre ? Divisée en petits îlots d’une douzaine d’élèves, qui établissent eux-mêmes leurs centres d’intérêts ? Où l’éducateur est disponible, observateur, un repère, un témoin ? Non un surveillant transmetteur de connaissances ? Où les élèves vont à l’école parce qu’ils aiment ça ?

La grande réforme en éducation des années soixante n’a rien amélioré, ne fonctionne pas. Les écoles des années quarante et cinquante pouvaient fonctionner jusqu’à un certain point parce qu’elles étaient encore de dimension humaine. Pourquoi ne pas en profiter pour transformer complètement les écoles primaires et secondaires ?

Nous ne transformons pas nos écoles parce que toute la société est fondée sur la punition. Skinner, le fondateur de la psychologie du comportement, l’a dit avant moi. La société croit que l’être humain naît mauvais. Jean-Jacques Rousseau, précurseur de la pédagogie moderne, disait : « L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt. » Ben, voyons donc. C’est évident que l’homme naît mauvais. Mario Roy, dans son éditorial « Jeux de guerre » le démontre d’une façon convaincante dans La Presse du 1er décembre. : « Aucun lieu n’est plus cruel qu’une cour d’école. Ou plutôt si. Il y a ces champs de bataille du tiers-monde où les enfants transformés en soldats (…) sont bien souvent les plus durs, les plus brutaux, les plus déchaînés, les plus enthousiastes, les plus cinglés, des combattants… », dit-il.

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