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La masturbation, toujours une faute grave en soi ?

Édition revue et augmentée de cet article : les 26 janvier et 19 février 2013

Préambule : j'ai traité et je traite encore de ce sujet pour ceux qui en sont préoccupés et non pour ceux qui le regardent de haut.

À la page 33 de mon livre, j'écrivais en 1963-64, que je considérais les moralistes trop sévères quant à la sexualité. « Principalement, le fait de n'admettre aucune légèreté objective de matière (grave ex genere toto) de sorte que le péché grave nous guette toujours… ». J'ai rédigé cette opinion suite à la question répétée de mes élèves concernant la gravité de la masturbation. "Monsieur, est-ce péché mortel ?", me demandaient-ils souvent.

Dans son Catéchisme de 1992, (http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_INDEX.HTM), l'article numéro 2352 énonce la position traditionnelle de l'Église à ce sujet. Le second paragraphe y apporte les nuances habituelles.

  • Par la masturbation, il faut entendre l’excitation volontaire des organes génitaux, afin d’en retirer un plaisir vénérien. " Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Église que le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné ". " Quel qu’en soit le motif, l’usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité ". La jouissance sexuelle y est recherchée en dehors de " la relation sexuelle requise par l’ordre moral, celle qui réalise, dans le contexte d’un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine " (CDF, décl. " Persona humana " 9).
  • Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l’action pastorale, on tiendra compte de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui peuvent atténuer, voire même réduire au minimum la culpabilité morale.

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