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La reconduction de plainte dans le cas d'une plainte d'abus sexuel contre soi ?

Mon commentaire complet à propos de l’article publié dans cyberpresse ce matin, article intitulé « Centres jeunesse : fausses accusations d'inconduite sexuelle »

Je me demande comment il est si facile d’accuser quelqu’un d’inconduite sexuelle à partir de simples allégations, même d’une seule personne. Dans l’article que je commente, ces allégations débouchent sur de fausses accusations trois fois sur cinq. C’est beaucoup.

Ces fausses accusations rejoignent presque celles retrouvées dans les causes de violence conjugale (deux fois sur trois). Quel est celui des abus sexuels par des prêtres et les religieux : un pourcentage encore plus élevé ? Quand on sait qu’il est démontré qu’il s’agit de 1% de la population des prêtres et non des 4% souvent mentionnés.

À quand les études exhaustives sur les fausses plaintes criminelles d’inconduite sexuelle au Canada (puisque le criminel relève du fédéral) ? Et surtout, s’il y a lieu, quelle loi criminelle faudrait-il amender (celle de méfait public ?) pour rendre aussi facile le port de plaintes à la police contre les faux dénonciateurs, particulièrement ceux reconnus par un jugement de Cour ? N’EST-IL PAS POSSIBLE D’INFORMER TOUS LES CITOYENS QUE TOUTE PERSONNE VICTIME D’UNE FAUSSE PLAINTE POURRAIT IMMÉDIATEMENT ALLER DÉPOSER UNE PLAINTE DE MÉFAIT PUBLIC À LA POLICE ?

Un avocat pourrait-il nous éclairer quant à la pertinence et à l’encouragement de cette forme de reconduction de plainte afin de limiter dans l’œuf les dégâts, y compris les poursuites en bout de ligne au civil pour les dommages causés ?

Jean-Paul Bachand, psychologue